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éclairée, aux calculs impérieux du capitaine au long cours; celui qui, prolongeant'•os côtes, établit mille rapports commerciaux cuire Imites les parties de notre litforai, se laisse guider aveuglément par la routine et l’expérience du maîlre aucahotage.
Les missions des bâtiments, tantôt régulières et monotones, tantôt aventureuses°l variables à l’infini, font des capitaines de commerce, ou de paisibles conducteurs'lui vont déposer a destination des passagers et des ballots, ou de lundis spéculateurs"Ourant dans les quatre parties du monde à la poursuite opiniâtre de la fortune. Parmilus premiers, il en est qui n’ont jamais fait qu'une seule espèce de voyages, du Havre* New-Yorck. par exemple. Ils accomplissent régulièrement la traversée un cerlain"ombre de fois par an ; le chargement, dans les deux ports, est toujours le même, et"elle navigation périodique leur donne, pour ainsi dire, une double pall ie. Ils re-trouvent une société toute faite à chacune des extrémités de la ligne; dès le jour del’arrivée, ils se mettent au cornant non-seulement des affaires, mais encore des pe-tites nouvelles, el ont loul ii fait l’air d’honnêtes citoyens du lieu, reprenanl, après"ne absence, leurs anciennes habitudes. A la Guadeloupe , ils sont créoles et sérieu-semeiil épris des intérêts de File, se rangeant pour ou contre le gouverneur, approu-'ant on blâmant les décisions du conseil colonial ; a Marseille , bons bourgeois lisant1° Sémaphore et le Sud, très-occupés des bruits du théâtre, de la municipalité et desficelions de la garde nationale. Du reste, ils appartiennent à leur armateur des pieds" la tête, ne jurent que par lui et n’ont jamais commandé pour aucune autre mai-s °n. Ce sont les meilleures gens du monde, empressés cl prévenants a leur bord, comme1111 épicier dans sa boutique. Que dans les ports de France , des curieux demandent il"•unter pour visiter le navire, ils vont les recevoir à l’échelle, font les honneurs dec l'ez eux, avec l’infatigable complaisance d’un propriétaire, et répondent il toutes* es questions, en excellents ciceroni. Loin d’avoir une trivialité ou un juron sansCess ea la bouche, ils savent alors tourner un compliment à une dame, être galantsprouver que les marins n’ont pas l’écorce si raboteuse qu’on veut bien le croire.Interrogez l’un d’eux sur une installation particulière à son bâtiment, il vous l’ex-plique en langue intelligible, sans surabondance de locutions techniques, et aussiv °lonliers q u’un agriculteur parle d’une de ses plantations ou d’un nouveau déli i-•'lieinenl. Un pareil capitaine se passerait de pilote à l’entrée des deux ports qu’il'•‘"queute, il entend sa petite affaire et mène paternellement son navire, qui est un•Oodèle de tranquillité intérieure ; chacun y Ira vaille avec ardeur au bien de la chose ;011 Part, on arrive, on décharge, on recharge et ainsi de suite. 11 a femme et enfants,Passe environ deux ou trois mois par an avec eux, à diverses reprises ; en cours dev °yage il ne les oublie pas et leur donne souvent de ses nouvelles. A cinq cents'•eues au large, il entretient ses hôtes des vertus d’une épouse absente, qui brodec ° m me un ange et élève admirablement sa fil le aînée. Qu’il vente ou qu’il fassec "hne, que le bâtiment soit en cape ou en bonne route, il se,complaît b raconter endetail les prouesses de l.olo et de Moi, et montre avec orgueil leurs premiers essais'' écriture, des barres en zig zaget des rondsqui démontrent victorieusement la pos-S| '"lité de la quadrature du cercle. Os chefs-d'œuvre oui déjà traversé l'Atlantique