LES BALEINIERS.
.Non omnibus idem est
Quod placet : liic spinas colligit, ille rosas.
e beau navire aux voiles blanches, qui se patine élé-gamment dans les bassins du port, que tout le mondeveut voir, que quelques-uns regardent tristement,d’où vous entendez des cris, des rires, des adieux,où vous voyez courir en tous sens des hommes enhabits de le te : c’est un navire baleinier qui part.
Vous jugeriez, a la bonne mine des matelots, àleur air satisfait, qu’ils vont joindre un lieu de dé-lices, qu’ils partent pour revenir demain, que leurmétier n’est qu’une sinécure adorable, qu’ils entre-prennent une promenade en des pays voisins. Mais les joies qui s’ébattent h bords °nt presque tout artificielles : pour calmer les angoisses de la séparation, les amis°nt versé d’abondantes rasades, et seul peut-être le pilote du port qui les conduit au'ttrge
est maître de son esprit.
Voyez en rade cet autre bâtiment qui hisse des signaux ; ses agrès sont sales et noirs,Sa mâture incomplète, ses voiles déchirées, ses peintures flétries : la manœuvre estCe Pendant vive et régulière, chacun rêve en silence et regarde la côte en soupiranl:
C’est un navire baleinier qui arrive.
Ces femmes, fils, frères, amis de ceux qu'il ramène occupent les quais et passent enlcv ue tous les visages disposés en galerie près des lisses. Aux interpellations d’adieu''dressées aux marins qui s’éloignent, succèdent des jurements de bien aise en l'Iion-ri(,, m des nouveaux venus; puis bientôt de grosses caresses, des baisers sonores, desp. î. 50