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Province. Tome premier.
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EE GARDE-COTE.

Poun bon nombre <le Français , pour quantité deParisiens , surtout, le type que nous avons choisiest parfaitement inconnu. Ce ne sont plus l'a deces physionomies heureuses que chacun recon-naît et salue, devant lesquelles on s’arrête ensouriant, qui ont droit de bourgeoisie parminous, droit consacré depuis longtemps cl quenul ne leur conteste.

L’Epicier, \’Etudiant , la Griselte, trois typess’il en fut, et que nous prendrons pour exempleentre mille, se sont merveilleusement passés du secours de la définition. Ils se sontprésentés, et tout d’abord on les a reconnus. Cordialement accueillis, fêtés, choyésde tous, qui donc aurait osé élever le moindre doute sur leur identité ?

Quanta nous, moins heureux, nous allons avoir à justifier bientôt de nos pré-tentions ; déjà le lecteur nous guette, et, placé en vedette sons la forme d’un pointd’interrogation, il nous appréhende au passage.

« Qu’est-ce qu’un garde-côte ?

— Deux mots encore, et vous allez le savoir. D’abord le garde-côte n’existe plus.La révolution française qui devait bouleverser tant d’existences, qui avait pourmission de tout détruire et de tout renouveler autour d’elle, licencia, par un dé-cret daté du 4 mars 4 791, toutes les milices de nos provinces, et par conséquentles régiments gardes-côtes qui en faisaient partie. Spécialement affectés à la défense