Jaillis pastourelets, que dcjoids lus oumbretosScntéls apaziniti le calimas del jour,l’ant que les mizelets per saluda l’amourJdlon le gargaillol de milo cansounetos ;
Petits rius, doun l’argeu béziadomen gourrino,Pradetz oun le plazé nous cmbesco les dis,Quand la joiieno sasou bous cargo de raméls,Augets coussi se plaing uno nympho moundiuo;
Quand del couinu inalhur un niboul escnroEntrumicla clartat de nioun astre pins bel,
Yen disi quand la mort dans le failli d’un coutelOouzécle gran Henric sul libre de natnro ;
De roumées de doulou moun armo randuradnFugie del gran soulel la pamparrugo d’or.
Per ana dins un roc ploura d’él, et de corDel partérro froncés la bélo flou toumbado ! .
Ces deux pièces perdent en français leur principal mérite, l’harmonie, la propriétédes consonnances, le résonnement des mots, la corrélation des fermes et des pensées.Comment rendre le gazouillement mélodieux de :
Petits rins, doun l’argen béziadomen gourrino?
(> ù trouver un équivalent il ce vers pompeux :
Fngic del gran soulel la pamparrugo d’or?
el il tous ces diminutifs : pécniréla, bonquéla, claréta , pastourelets , etc., etc.?La poésie languedocienne provoque de douces émotions, chatouille le cœur sansremuer h fond, berce voluptueusement l’esprit; elle semble émanée d’un peuple°nclin au sybaritisme et à la mollesse, mais les Languedociens sont au contraire une°spèce d’hommes active et frétillante, une race de salpêtre et de vif-argent. En dépitdu climat, dont la chaleur commande le repos, tous les exercices violents, la chasse,les danses animées, les jeux bruyants sont aimés des Languedociens. Propriétaires etPaysans sont grands coureurs de plaines, grands destructeurs de bectigues, barta-velles et si-si 3 , grands amateurs de chasse an chyo, au miraillé, et à la cantàdaLes ports-d’armes sont inconnus il la majorité de ces chasseurs: et quand on leurdemande comment ils éviteront les poursuites des gendarmes et des gardes cham-pêtres : « Ai moun port d’arnia clin mi souyé y » ou bien : « Ai un boun respoundant,nie promena in compagno de moussu Souyé 5 . »
Comme celles de la Provence, les farandoles du Languedoc ne sont pas sans ana-logie avec les rondes fantastiques du Sabbat : les danseurs et danseuses se tiennent
A riiurouso memorio d'Hcnric le Uran : Stansos. Las Obras de Pierre Goudelin .
2 Gentils pastoureaux, qui sous les ombrages vous dérobez à la chaleur <lu jour, pendant (pie les oisil-l °ns, pour saluer l'amour, enflent leur gosier de mille chansonnettes;
Petits ruisseaux dont l'argent murmure doucement, prés où le plaisir nous englue les yeux, quand laj 0, ino saison vous charge de rameaux, écoutez comment se plaint une nymphe toulousaine .
Quand le nuage sombre du malheur commun obscurcit la clarté de mon plus bel astre, je dis quand la" 10rt > d'un coup de couteau, raie le grand Henri sur le livre de la nature ;
Mon âme, hérissée des ronces de la douleur, fuit la chevelure d'or du grand soleil, pour aller dans uneR**otte pleurer d'yeux et de cœur la belle fleur tombée du parterre iraneais.
’ Es pèce de roitelet.
‘ A la chonelte, au petit miroir et à la pipée, avec un perdreau en cage, (pii en appelle d’antres par sonr ^nt. On le nomme catilatré on rampeI.
1 J’ai mon port d'armes dans mes souliers.’—J'ai un bon répondant, je me promène en compagnie deM. Soulier.
P H.