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en longue lile par la main, se plient., se replient, ondoient comme un serpent, sautenten répétanldes refrains populaires. Parfois, leclief delà farandoles’arrête,et, levant lesbras, forme avec le concours de son voisin immédial une arcade sous laquelle passesuccessivement toute la bande. Ces évolutions s’opèrent avec une incroyable vélocité,et un étourdissant concert de hautbois, de tambourins, de cris, de rires et de chants.
Parmi les danses nationales du Languedoc , se distingue lou cliibnlé 1 , dont la tradi-tion fait remonter l’origine à 1217. Pierre II, roi d’Aragon et seigneur de Montpellier ,s’étant réconcilié avec la reine Marie, la ramène en croupe de Mirevals a Montpel-lier ; ses vasêaux témoignent leur [oie en gambadant autour du palefroi. On imaginede célébrer l’anniversaire de cette entrée triomphale par une danse où ligure un che-val empaillé, elloucldbalé est institué. Primitivement, plusieurs danseurs, les jambesgarnies de grelots, environnaient, un homme à moitié enfermé dans un cheval de car-ton, et. feignaientde lui offrir la civada (l’avoine) dans des tambours de basque. Il n’y amaintenant qu’un donneur d’avoine, chargé de la présenter au cliibnlé, (pii, pourl’éviter, rue, caracole, s’écarte, pendant que les musiciens jouent l’air du cliibnlé.
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1 Le chevalet, petit cheval. Voyez la tête île paçe île cet article.)