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Province. Tome second.
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LE LANGUEDOCIEN.

employés a courir après les boules qui dévient, escaladent les clôtures, pénètrent dansles vignes, et dévastent les plantations. En revanche, le peuple s’y adonne avec lu-reur. et y déploie une adresse inconcevable pour ceux qui ne sont pas initiés. Dansla partie dite du labyrinthe, les joueurs font successivement franchir a leurs boulesplusieurs arcades espacées, et les boules, dans leurs ricochets, frappent encore despierres placées de distance en distance entre les arcades. D’autres fois, ou disposeentre deux poteaux élevés un cerceau au milieu duquel on suspend un globe de verrerempli de vin, et celui qui le brise gagne un Mail. d'honneur : il arrive souvent que leglobe est mis en pièces du premier coup. La vieille habileté des habitants de Mont-pellier dans cet exercice a fait dire que les enfants y naissaient un mail a la main.

Les luttes et les courses de taureaux sont le spectacle favori du peuple des dépar-tements du Gard et de l’Hérault . Vous savez, lecteurs, ce que c’est que les luttes, vousavez vu combattre Mazard et Meissonnier, et entendu les clameurs des assistants :.1 pus louai ! a pas louai! de forro! que réluclwun' ! A ce qui a été dit des fer-rades, ajoutons qu’il y a une dizaine d’années, on venait a Nîmes de vingt lieues à laronde pour y assister, que des piœadors espagnols y liguraient, que le préfet, lemaire, toutes les autorités avaient leurs places réservées sur les gradins des Arènes.

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Ces spectacles sont maintenant relégués dans les villages. La dernière feraule qui eutlieu a Nimesen 1859 devait être suivie d’une course de quatre taureaux; mais, l’en-trepreneur n’ayant pas jugé a propos d’exécuter son programme, le public, mécon-

U* liiitlu’iir, par U. Kollaml. i>. i, p. llfi.