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LE 1. A.N <; U EDO Cl EN.
Ie nt, brisa les échafaudages des premières galeries, et fit un feu de joie avec les plan-e lies et les banquettes ; les taureaux, s’échappant au milieu du tumulte, allèrent sepromener sur l’Esplanade, et l’entrepreneur, elfarouché de ces façons méridionalesde siffler, se déroba par la fuite au ressentiment populaire. Depuis, Nîmes n a vu nicou ['ses ni ferrndes. Le centre des Arènes est occupé par un théâtre où 1 on joue'les ballets, des mimodrames, des scènes équestres. Ducrow et Pranconi ont sup-Phinté les torréadors. Mais, dépossédées des Arènes, les courses de taureaux conti-nuent à faire les délices des paysans dans les voglas ou fêtes patronales.
bu veille d’une course, les gardiens des taureaux de la Camargue en choisissentcin q ou six qui, guidés par le doumptairé abandonnentdocilemenl leurs pâturages.Une .enceinte a été formée avec des charrettes destinées â servir en même temps des 'éges et de clôture. A l’heure fixée, le spectacle commence par des exercices gym-Uasliqu eSj tels que la course en sacs, le saut du bouc, la biejüc, la course au baquet .I)a »s le saut du bouc, les concurrents doivent, pour gagner le prix, se tenir en équi-*'*‘r« sur une outre gonflée et huilée, et frapper trois fois des mains avant d’en des-cendre. La biyüe est un mât de cocagne oblique, dont la base forme avec la terre,le »x angles adjacents, et dont le fût est savonné avec un soin assez malveillant pour'lue la paille éparpillée sur le sol reçoive bon nombre de grimpeurs. La course auhtqnei est une variation rustique du jeu de bague : entre deux piliers est suspenduUl1 baquet rempli d’eau, dont le fond est mobile, et porte comme appendice uneplanchette percée d’un trou circulaire; les jouteurs passent en charrette entie les'leux colonnes, et lancent dans ce trou un javelot de bois. Pour peu que la pointe’l" javelot frappe la planchette, la secousse imprime au fond mobile un mouvement( I L ‘ bascule, le maladroit est inondé, et l’on rit d’un rire inextinguible.
Après ces préludes, chaque taureau est successivement poussé dans le clique,l'-xeité par les piqûres des tridents des gardiens, par les pétards qu on lui lance, pailes vociférations des assistants, il se précipite sur un amateur. Celui-ci, aimé d une^ e, fù/nne -, l’attend de pied ferme, le frappe avec vigueur sur le museau ; 1 animals il rrôte, se détourne et s’enfuit. L’a beu mouca 3 ! crie la foule, ell’orchestie, coml’ 0s « de deux hautbois et de deux tambourins, célèbre cet exploit par d’éclatautes
âinlares.
Plus un taureau montre de férocité, plus la course est trouvée attrayant».. L<Phis farouche porte une cocarde à l’une de ses cornes ; un prix de 10 francs a quilui arrachera ce trophée! Les amateurs se pressent, harcèlent leur redoutable en-uenii. i e happent, lui tirent la queue, le tourmentent, l’irritent, se jouent de saolère. L’audace , l’adresse, l’intelligence humaine sont aux prises avec la force'"'utale, aveugle, désordonnée. Enfin un amateur s’approche â pas sourds, se glisse'lerrière le taureau, bat des mains, et profite de l’instant où le binon se retourne au'"'uit, pour lui enlever la cocarde. S’il échoue, il est infailliblement renversé, foulé
* )><mipt<>ur. taureau apprivoise.IVlite canne, baguette.