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Province. Tome second.
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LE PROVENÇAL.

\ MÉIIY, à Tun des hommes qui honorent le plus, et quiaiment le mieux la Provence.

Son ami, T. O.

epüis l’invenlion révolutionnaire des départements.la Provence commence avec le département de Van-cluse. L’arc de triomphe élevé, dit-on, par Marinsvainqueur aux portes d’Orange sert d’entrée a cebeau pays. On y pénètre par une voûte de pierre, onen sort par une voûte d’orangers. L’amandier, l’oli-vier, le pin, l’arbre qui fleurit le premier, et ceuxqui gardent les derniers leur feuillage, révèlent la Pro-vence au poète; les monuments glorieux épars surson sol la signalent a l’historien; le caractère particu-lier de ses habitants en fait une contrée précieuse pour l’observateur et le philo-s °phe. De quelque côté que vous jetiez les yeux, vous marchez sur un terrain clas-s '<lue. Rome, la Grèce , le moyen âge, tout ce qui fut grand sous le soleil, a laissé' empreinte de ses pas sur celte terre privilégiée. Le Rhône, la Durance, le Var , et’ûille autres rivières profondes fertilisent ses campagnes, une race d’hommes fortshabite ses villes, et la Méditerranée ouvre la route du monde à ses enfants.

Traversons rapidement Orange : c’est une ville qui n’a qu’une rue et des ruines,hissons de côté Carpentras, la cité rivale de Rrives-la-Gaillarde, de Quimper -Corentine| de Pézénas, dans les moqueries populaires. Le Provençal nous attend a Avignon ,Ce stlàque nous commencerons à reconnaître les traits principaux de sa physionomieMorale, à débrouiller les mille contrastes de son caractère, elles mille inconséquences( ' e ses passions. Ouvrons nos yeux et nos oreilles, et lâchons d’oublier le Français .

Avignon estime ville étrange qui a conservé presque dans foule son intégritép. n. 9

.. P.,.,