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I. G PROVENÇAL.
peut-être effleuré les dômes de l'ise au matin de leur course aventureuse ; les ancê-tres de ce paysan qui marche a votre côté sont venus de la Grèce sur des trirèmesa la poupe couronnée de (leurs pour prendre possession de ce sol fertile. Noussommes, a cent cinquante lieues de Paris , en pleine Pliocée.
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Si nous voulons entrer 'a Marseille d’une façon convenable, laissons devant nousce frère rachitique de l’arc de triomphe de l’Étoile, pauvre monument destiné d’a-bord à éterniser le souvenir de la guerre d’Espagne , et qui depuis a éternisé, etéternisera encore bien des événements d’une semblable importance ; ce fronton sur-chargé de rosaces est trop étroit pour encadrer dignement le vaste horizon quePierre Puget avait taillé pour en faire l’entrée de sa ville natale. Cette entrée estune rue d’une lieue de long, dont le grand statuaire avait dessiné lui-même presquetoutes les maisons, et à laquelle, pour témoigner de la grandeur de ses vues, il avaitdonné le nom de chemin de Home. Pénétrons tout de suite au cœur de Marseille , sui-vons le boulevard des Dames, ainsi nommé parce qu’il y avait l'a un rempart du hautduquel les femmes de Marseille repoussèrent les attaques du connétable de Bour-bon ; inclinons-nous devant la porte de la Joliette, dont le nom dérive de Jules César .C’est sur cette éminence que le vainqueur des Gaules assit son camp, quand il vintmettre le siège devant Mar-seille . Voici la Tourelle, vasteemplacement sur lequel lespêcheurs font sécher leurs li-lets, et où les désœuvrés vien-nent jouer aux boules. Les jhauteurs de la Tourelle proté- 1gent la vieille ville contre lesrafales du mistral. Le vérita-ble Marseillais habile a quel-ques pas de l'a, dans la rue de
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