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LE PROVENÇAL.
lles de la couche d’Abraliam. Attendez qu’elle soit plus riche, que la charpente des1,1 ''"asins crie sous les groups, et vous la verrez, la noble ville grecque, s’orner deP'^ais et de statues comme ses sœurs de l’antique Phocée. Quand les négociants de^°rence voulurent une cathédrale, ils imposèrent un droit d’un sou sur la livre del e 16 , Q uan d l a somme fut faite, ils appelèrent leurs architectes, et Brunelleschif a - r , e ' eva ' e premier dôme au haut duquel les corbeaux aient bâti leur nid. Cela sesa >tau milieu d’un immense mouvementcommercial. Michel-Ange heurtait dans lesI es les ballots et les portefaix, en rêvant à son Moïse. On commerçait à Pise , oùGhiotto peignait le Campo-Santo ; a Gênes , où les négociants se bâtissaient des|! alais marbre ; a Venise , où le doge épousait la mer. Qui pourrait douter queex b"ônie richesse ne fasse tourner Marseille vers ces nobles habitudes? La ville dune peut faillir à ses destinées, ji’est-elle pas aujourd’hui la capitale réelle decontrées privilégiées par la poésie qui nous ont donné la # Bible et la Mytholo-j^ e > n’est-elle pas la reine de la Méditerranée, cette mer intelligente qui créa Vénus,a beauté éternelle, avec la blanche écume de ses flots !
’-e soir, lorsque les chèvres à la clochette bruyante, rentrant dans la ville par longs
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° nta| ne qui sert de monument â Pierre Pujet, combien de fois n’avons-nous pas*” n 8é à ce brillant avenir d’art qui paraissait réservé â notre patrie , si elle voulait, ^°nner la peine de l’atteindre. S’est-elle mise en marche depuis cette époque?esl une question qu’il ne nous est pas permis de résoudre. En attendant de de-< Ir Athènes, elle sc contente d’être Parthénope. Maintenant que les bateauxl a Va P e ur font affluer tous les étrangers dans ses murs, Marseille est réellement^ a ples française. L’île d’If, avec son château fort où furent enfermés Mi-' a beau et le marquis de Sade, c’est Caprée; Géménos avec ses bois touffus ets °urces jaillissantes c’est Sorrente ; Taurœntum, derrière les collines, étend•Uines. romaines au bord de la mer comme Pæstum. Voltaire s’est beaucoups ‘ ‘ K lué de la campagne provençale, mais il n’a jamais parcouru la contrée quil^ eler| d entre Marseille et Toulon : c’est la Judée dans toute sa magnificence; ce sontmêmes collines parfumées de lavandes, les mêmes bois où le pin remplaceav 3ntageusement le sycomore. Des citernes ombragées par des liguiers, et autour_ s quelles commencent les amours, comme au temps d’Isaac et de Rebecca, four-n ' SSen t'a la consommation du village ; des Éliezer, qui s’appellent Tu té 1 ou Choit,r,l< ‘ no nt d’innombrables troupeaux paître l’herbe des champs imprégnée de sel ma-la ; les épouses et les servantes, Sarali et Agar, Roson et Miette, lissent le lin our 'quent le fromage tandis que les aînés de la tribu vont vendre a Marseille la toison* e 'eurs brebis ou le miel de leurs abeilles. La Jérusalem de cette Judée , c’est Cassis,“ n e des villes les plus extraordinaires qui se puissent voir : tout le monde y esl vieux,bien conservé ; les maisons lézardées se tiennent debout avec un air de confianceel, es-mêmes qui fait plaisir; tous les citoyens ont l’air d’être nés en 1750. Des
,ta l>tiste
ou François