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Province. Tome second.
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saisis d’une terreur su-IMîrstiiieuse, que des sou-venirs évoqués ou des ré-cits de fraîche date nepeuvent qu’accroître. Lehassa-Joan, c’est le sei-S°eur sauvage, monstre àügure humaine, d’unetaille colossale et d’unelorce surnaturelle ; toutson corps est couvert d’un'°ng poil lisse, il marcheu « hâlon a la main et sur-passe les daims a la course.Le herger qui ramène sont'oupeau a l’approche del’orage, entend-il répéters °n nom de colline en col-üne, c’est Bassa-Joan ! La'"arche cadencée d’un êtreinvisible qui suit vos pasSe fait-elle ouïr derrièrevous ! c’est encore Bassa-Joan ! ! t Qu’un noir fan-tôme anx yeux étincelantsa Pparaisse soudain adans les i

contré

l’entrée d’une caverne ou qu’il se dresse menaçant et terrible; profondeurs d’une forêt, c’est toujours Bassa-Joan, que chaque Basque a ren-re au moins une fois, et dont il décrit le soir, devant le foyer, les traits hideuxpl e 6s hurlements sauvages? Être fantastique, fruit de l’imagination ardente d’un peu-Utytl^ eU ^ a ' r< '’ i e ® assa -Joan est le plus ancien comme le plus populaire deses pyrénéens. Les Basques y ont une foi des plus robustes ainsi qu’auxj ers > et principalement aux sorcières. Toute vieille femme, ou plutôt vieille fille,j,. n ' es Yeux sont rouges, les dents couleur de pain d’épice et les oreilles sales, estQlj tee sorcière. Elle devient aussitôt l’objet d’une frayeur générale. Les jeunesC , es P r °noncent des prières mystérieuses en passant à ses côtés, les enfants lalent , les femmes la saluent avec un respect empressé, et les hommes lui deman-

> ane superstition locale, .l’ai parcouru, nous écrit-il, une bonne parité de la France , et je ne crams pas1 affirmer, le paysan le moins superstitieux est le paysan basque. U arrose moins souvent son beta.l avecn „ 1 '"«raie fournie par le sorcier du voisinage, que le Parisien ne consulte la sybille de la rue de 1 our-'-es journées néfastes, les salières renversées, le nombre trme et mille autres intimidés de nosn nm, es civilisés lui sont inconnues. Il croit en Dieu un peu plus que les hommes du Nord, par conséquentmoins le diable. ( *° le dc >