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Province. Tome second.
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LE iNOH AI A \ I).

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P ; »Sne <lo Saini-André, le pays d’Ourhc, la campagne de Ncubourg, le Lieuvin, cl leP a ys d’Ange. La basse Normandie se composa de la campagne de Caen (ville ca-pita 'e), de la campagne d’Alençon , do lîessin, du pays de Houlme, du Yirois ou Ito-,a "e, du Cotentin et de l’Avrancliin. Le duché était borné a l’est par I Ile-de-F rancefi t la Picardie; au sud, par le Maine , le Perche ellaBeauce; au sud-ouest, par laBretagne ; 'a l’ouest et au nord, par la Manche .

CAUSES DÉTERMINANTES DU CARACTÈRE NORMAND.

Pes rapports des Neuslriens avec les Nortlimans envahisseurs n’eurent rien dej^niblable à ceux des Gaulois avec les Romains et les Francs . Les Romains s’instal-er °i't dans les Gaules en dominateurs suprêmes et inflexibles, et les Bntjtnules ouh nioriijiK-jj reconnurent volontairement Clovis converti en qualité à’udmhiïslrator1 . Quant aux Nortlimans, ils ne furent ni des vainqueurs tyranniques, ni

<les auxiliaires acceptés contre un empire expirant. Ils opprimèrent, pacifiquement,< ' 11 vertu d’une concession royale; et malgré le peu de sympathie qu’ils inspiraient,1 foHut les subir sans murmurer. On les délestait d’autant plus qu’on était obligé’f e les tolérer, mais c’était une haine concentrée, qui se décelait moins par la violence'Rio par d’artificieuses embûches, comme l’ai leste Robert AA ace, qui écrivait sonln,n 'm de Rou en 1160.

tfes boisbics îic .fronce ne sont mie b celer.

Œoz teins uoubrrnt fraitcljciz florinanz beoljr'riter,

<6t toz temo se menèrent b’elo neincrc à b’cl» grcocr ;dît quant frandjciz nés paient par foree sormonter,jtnr plusor triceeies les soient agraner.forligniez sont, îlont l'en souloit eljanter.f aus sont è soubuianz, ne nus ne s’i beit fier.

B’aoeir sont connoitous, n’en nés peust ntionber ;

De boner sont escars è bemanbent aoer.

(6s estoires prut l’en et es liures trouuer,

(CAu’oncques francl)ciz ne ooubront as Wormnnz fei porter,

He par fiance fore, ne par sur sainz jurer.

11 Les fourberies de France ne sont pas a cacher. Les Français cherchèrent tou-a déshériter les Normands, et. toujours ils s’efforcèrent de les vaincre et de lesÛHiintentei'; y peuvent parvenir par lorce, ils ont coutume d’employer

' a tricherie. Les Français qu’on vantait tant sont dégénérés; ils sont faux et perfides,nul ne doit s’y fier. Ils sont pleins de convoitise, et l’on ne peut les rassasier. Ils*° nl nvares de présents et altérés de biens. On peut voir par les histoires et par les'vres que jamais les Français ne se fieront aux Normands, quand même ceux-cil lp éleraient serment sur les saints »