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Province. Tome second.
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LE NORMAND.

15 !»

^ *1 modifiait cent lois ses offres, cent fois il lèverait le bras connue pour essayersa force sur un dynamomètre, et rougirait d’un coup rudement appliqué la paumedroite Je sou interlocuteur. Pour mieux s’entendre, on entre au dépoteijer, lesJournées de gloria se succèdent. L’amateur propose 295 francs; le maquignon tientun. Après de longs débats et d’amples libations, le maquignon triomphe, mais il ae Pensé pour 6 francs 50 centimes de boissons variées.f* a ns les banquets, on boit entre chaque service un verre d’eau-de-vie, qu’on''Ppelle un trou normand. Souvent, quand on a découpé le croupion d’une oie, on1 a ce morceau de prédilection trois pattes avec des allumettes, et il passe de ce®P le d dans l’assiette du convive qui avale le plus de verres de cidre sans désem-parer.

fa» moisson s’ouvre par une fête, appelée le jju aisui, et l’on boit. Quand les bléss °Ut coupés, on en laisse sur pied quelques tiges qu’on entoure de rubans; on les| 0n,| (- à faucher au fils du maître de la maison, et l’on boit. Cette dernière fête estCs »gnée dans le Bessin sous le nom de parcie , et dans le pays de Caux sous celui de‘’-Phimetie.

dessert, on chante des chansons égrillardes, suivant la vieille coutume :

litsaigcs est fit tilormanbic,

(®uc qui ljcrbcrgic* est, qu’tl bitfable ou cljançon lie ' it l’ijostc 2 ;

n 1 f m boit.

NOCES NORMANDES.

ces comme

, L ®> noces sont célébrées par des excès dont un Gargantua serait fier à juste titre,Principalement dans la partie située à gauche de la Seine . L'a, c’est une vieille et pauvreVe uve, nommée, suivant les lieux, Badochel, Dioleverl, Jlardouin ou Hardouine,’lUi se charge des premières ouvertures. Cet agent matrimonial ménage entre lesPatents de la jeune fille et ceux de l’aspirant une entrevue à l’auberge où celui-cit,e nt, le verre en main, la faveur de l’entrée de. la maison.

toutes les filles ne sont pas également sûres d’êlre demandées en mariage ; il esldes

ùin

le Pas, se trouvant sous la poutre, boit le premier et le dernier verre d’une bouleilleI Cc 'dre, eslcertaine de se marier dans l’année, si, en oulre, la nappe est à l’envers eie chat de la maison sous la table. Celle qui reçoit sa part de sept gâteaux de nocesbientôt célébrer la sienne; mais l’infortunée qui marche par mégarde sur la pâlieUn chat, est condamnée à ne pas trouver d’époux avant trois ans, et ce délai eslP'nlongé de quatre ans, si son pied malencontreux a foulé la queue du memej'dimal. Quant à l’imprudente qui laisse bouillir l’eau de vaisselle, et place lesSOns debout dans le foyer, elle court risque de vivre et de mourir dans le célibat.

circonstances indépendantes du mérite individuel, qui sont considéréIe stes ou favorables à un prochain établissement. La jeune personne qui, dans un

'''ynise, — - .|,v)|i |r < :II I|x laiiI. fabliau du Segrrlain.