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repas est bruyant et prolongé, et le cuisinier qui l’a confectionné est assureurdigne du privilège que lui accorde l’usage de mener la mariée chez les voisins, au*quels elle offre des épingles, et dont elle accepte avec reconnaissance des quenoui 'lées de chanvre ou de lin. Au retour, les quadrilles s’organisent, les deux épo»*n’y prennent point part, mais leur occupation n’en est pas moins agréable, car l eSdanseurs tiennent a la main, qui une quenouille, qui une pièce de toile, qui un®bouteille de vin, qui de la vaisselle, et ces différents cadeaux de noces pleuve» 1dans le giron de la future et du bruman. Puis la mariée est portée en triomphaet des montons des follets 2 , des cavaliers montés sur des buloches 3 , guident, P alleurs gambades, l’assemblée qui chante a tue-tête :
.l’ai vu danser la plus belle;
On y danse tout en rond.
Le dîner commence, ou plutôt le repas du matin continue à cinq heures dus»»-Le cuisinier, véritable héros de la fête, ouvre, avec la mariée, le bal qui succèd eau dessert : le bruman n’a droit qu’à la seconde contredanse. Vers les neuf heiu'C*’)on entend frapper à la porte, et des voix du dehors répètent en chœur :
Ce sont les réveilleurs, les jeunes gens du voisinage qui demandent à entrer; ül1leur ouvre, après leur avoir riposté par le second couplet de la ronde, et on le ulverse du cidre; mais la coutume leur défend d’accepter des aliments solides, et‘I es’asseoir au souper qui a lieu à dix heures. On quitte encore la table pour la danse»et après minuit la danse pour une copieuse collation. A neuf heures du matin, 1111déjeuner, composé de beurre et de fromage, répare les forces des danseurs.bruman en congédie la plupart, ne garde auprès de lui que ses amis intimes , sedivertit ou s’ennuie avec eux jusqu’à minuit, et, pour terminer convenablein elltquarante heures de séance gastronomique, se soumet de bonne grâce aux plais*» 1teries de ceux qu’il a traités. On l’oblige à faire sa prière à genoux sur un inancl»’ii balai, ou sur une paire de sabots des plus anguleux; on lui grimpe surépaules; on enseigne à l’épousée une oraison égrillarde qui commence par : 11 & enedicite, je me couche, je ne sais pas ce qui va me venir ; je m’en doute, etc-On apporte des rôties au vin, et la mariée boit et mange pendant qu’on passe s 111la bouche de l’infortuné bruman le torchon qui a essuyé la vaisselle. La lassit»^ 1générale met fin à ces rudes épreuves, à ces farces grossières inspirées par les h'niées du cidre et de l’alcool. Heureux encore le bruman s’il n’est pas veuf, sl s ‘femme jouit d’une réputation intacte, car autrement, des charivariseurs déguisés c»
' Personnages masqué:longue pièce d eloffe.
— 2 Damües grotesques. — 5 Chevaux de bois dont le eorps es! couver
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