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Province. Tome second.
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Mti LE NO li.M AND.

Os pratiques semi-gauloises sont particulières a la Normandie . La fête des R° lSy donne lieu a des cérémonies qu’on retrouve ailleurs avec quelques variantes, nia |Squi, nulle part, ne sont observées plus scrupuleusement. Dans chaque maison,doyen préside au banquet, et coupe le gâteau en autant de parts qu’il y amembres de la famille présents et absents. Les morceaux destinés aux absents son 1soigneusement serrés dans une armoire, et permettent d’avoir de leurs nouvelle®sans se ruiner en frais de ports de lettres. La part d’un absent est un indicateurfaillible de la santé de celui auquel elle est réservée. Si elle reste intacte, c’est q' 1se porte bien ; si elle moisit, c’est qu’il est malade ; si elle se gâte entièrement, c ’ eslqu’il est mort.

Le plus jeune de la compagnie est caché sous la table, et dirige la main du disf 1 'buteur en nommant a haute voix et successivement tous les convives. La premierpart est toujours pour Dieu .

« Fébé Domine, pour qui la part? —Pour le bon Dieu . »

Les pauvres, considérés en cette circonstance comme les représentants de P' 1 ’ 11même, attendent h la porte, et réclament en ces termes la redevance d’usage :

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nez la part à Dieu • Nous cri - rons par trois fois : le

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boit, la reine a bu, Eli' n en peut plus.

La part à Dieu , s’il vous plaît, ma bonne dame!