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y figuraient^ précédées d'un fifre, de deux tambours et de deux violons. Le doyeibà la tête de son chapitre, portait une sainte Clotilde de vermeil, qu’il plongeait da |lSla fontaine, où l’on jetait aussi quelques pintes de vin en réminiscence du miracle-Puis, comme le premier qui se baignait devait être délivré de ses inlirmités, |eSmaladesdesdeuxsexes sejetaient'a l’eau avec un zèle qui étouffait la voix de . r 'Le soir, l’église servait d’hôtellerie, de restaurant et de dortoir. La fête estaujourd’l' 111célébrée avec moins d’éclat et plus de décence. L’image qu’on plonge dans l’eau cslde simple bois; le bassin est divisé en compartiments, en côté des hommes, côté desfemmes, comme un bain public; on campe encore dans l’église, on y boit, on Vmange, on y prie, on y dort, que n’y lait-on pas!
Près des Andelys est une autre chapelle, dont le patron, saint Alexis, a dans s»juridiction médicale une affection darlreuse appelée la terre. L’auteur des présentesétudes physiologiques a vu à Déville-lez-Rouen, dans la fabrique d’indiennes <l flM. Girard, un ouvrier qui avait eu recours à l’intervention de saint Alexis.
« On dit que vous avez eu la terre ?
— Oui , monsieur, même que je n'en suis pus corc bien remis.
— Qu’est-ce (pie c’est que celle maladie?
— C’est tout plein de taches breunes qu’on a sur le corps, comme vous voyez q< lLj'en ni cot e à c’t’ heure sur les bras et sur t’eslomac. Un voisin me dit : As-tu la fo l ■Oui, que je lui dis. Eli ben, mon homme, faut faire un pèlerinage à saint Alexis■
— Au grand Andely, n’est-ce pas?
— Oui, à une chapelle qu'est par là. Pour y aller , faut quêter, quand ben niêi> ieon serait riche à millions. On va avertir son parrain et sa marraine; i mettent d<’l’argent dans un pain creusé, et vous le donnez à un pauvre sans regarder cé qu’y a ’Vous quêtez, jusqu’à temps que vous ayez assez suffisamment pour faire la route-Faut pas emporter d’autre argent, faut donner en chemin à tous les pauvres qn o 11rencontre; et quand on n’a pu rien, en recommanda; à quêter. Une fois arrivé, 0,1fait dire une messe, et l’on s'en retourne chez soi.
— Guéri ?
— Oui, quand ou a ben fait tout ch’ qu i fallait faire ; mais moi , en payant Fdesservant île la chapelle, j’ai compté l’argent, et il est dit qui faut prendre v> 11poignée de sous dans sa p telle, et les y donner sans compter... C’est l’y Dieu p ° s "sible que j’aie été si étourdi ' »
Les individus attaqués du feu Saint-Antoine font dire une messe, et pendant ne 1 ^jours des évangiles ; on récite neuf Pater et neuf Ave le premier jour de la neuvaù' c >huit le second, sept le troisième, et ainsi de suite. Pour accomplir un acte de dévoli°"et de charité à la fois, on a imaginé d’employer des pauvresses qui, moycnn»" 1soixante-quinze centimes, se chargent de toutes les formalités de la neuvaine. O' 1n’en guérit ni plus ni moins.
Certains ouvriers et cultivateurs possèdent, de père en fils, des recettes contre h*loulures, e, la rage, la teigne, la paralysie, etc. .l’ai été témoin du ti' al
tentent d’une jeune fille (pii s’était brûlé le côté, dans une fabrique d'indienit®*’en approchant imprudemment d'un tuyau incandescent. Heureusement pour cl'*'