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Province. Tome second.
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LE N0KMAND.

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,silles > saint Méeu contre les maladies cutanées de la partie supérieure du corps,^"HCéran contre celles de la partie inférieure. Saint Hélier, vulgù Délié, donne dey ^ orce aux jambes des enfants. Saint Firntin, surnommé Vaccroupi, le frétillant,^Wigclé, Véclianffé, redresse les jeunes infirmes et ragaillardit les vieillards. Quandn °uveau-nés sont attaqués de la fringale, on va portera la chapelle de saintmlrand un morceau de pain dont s’empare le premier pauvre qui passe, et leurac, té ruineuse ne tarde pas a se modérer. Un pèlerinage a la chapelle Saint-lius-le i a Bourg-Achard, vous délivre de l’épilepsie et des frayeurs nocturnes.

^ Chaque maladie porte le nom du saint dont l’intervention la guérit. On dit le mala, nt~\féen, le mal Saint-Eutrope ou Eaulropc; mais on souffre quelquefois d’une,s position dont on ignore lacause : comment faire dans ce cas? à quel saint se vouer?rs quelle chapelle diriger ses pas? de quelle image racler le bois pour en délayer laUssière et l’avaler en guise de potion? Rien n’est plus simple : vous écrivez le nom deUs ieurs saints sur des morceaux de papier, que vous attachez àdes feuilles de lierre,1 que vous jetez dans un vase d’eau bénite. Au bout de quelques instants, vous exa-p'uez le S feuilles, et c’est h celle surlaquelle vous remarquez une tache qu’est annexéu°m du saint dont vous devez implorer l’appui.

De tous les pèlerinages, le plus usuel et le plus efficace eslcelui de sainte Clotildc,j Ux Andelys. Le dimanche le plus proche du 2 juin de chaque année, des maladesl °utes les campagnes de Normandie , boiteux, goutteux, paralytiques, hysléri-e lc., viennent visiter une église édifiée, dit-on, parla femme de Clovis , et sea, S»er dans une fontaine dont l’eau lui servit il renouveler le miracle des noces dela - Les ouvriers qu’elle employait voulaient abandonner la bâtisse, parce qu’one leur fournissait plus leur ration de vin habituelle. Sainte Clotildc ordonna auxC() nlents d’aller puiser à la fontaine, dont l’eau se trouva changée en vin des plus^lUis. A la nouvelle du miracle, tous les ivrognes du pays accoururent, et se jetèrentns le bassin pour boire plus à l’aise; mais l’eau continua d’être de l’eau pour euxdis qu’i| s | a voyaient ruisseler, rouge et pétillante, dans les vases que remplis-aie nt les maçons.

Les pèlerins se baignent dans ces eaux vénérées, y trempent leur chemise, l’cndos-et la laissent sécher sur leur corps : pratique plus propre a donner des rhumesl u h débarrasser d’une indisposition. C’est après vêpres qu’on se rend à la fontaine,u ee au bas de la ville, au pied d’un vieux tilleul qu’on croit avoir été planté par"1° Clotildc. Dans l’intervalle qui s’écoule entre la messe et les vêpres, les fidèles

Se r, )iit dire des èvsi

... „„ évangiles, et présentent des missels, des bagues, des bracelets,

7 S Heurs en verre souffle, des bouquets en chrysocale, au sacristain de la paroisse.^ ^Uictionnîiirc a Paide d^nc j^aule ou d une fourche, met les objets en contact* Vec le portrait de sainte Clotildc, leur fait décrire un signe de croix, et les rend^ ail sfomiés en panacées a leurs propriétaires respectifs. On a vu des paysans faire0 ** c âcr leurs montres dérangées, s’imaginant que la sainte qui les dispensait du,|)e decin, les affranchirait tout aussi bien du tribut payable a l’horloger.

,jU Procession suit les vêpres. Autrefois le clergé de toutes les paroisses voisines s’y' H,Vi >it, et le Irilmnal en corps y assista jusqu’en 1850. De nombreuses confréries