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LE NO H MA N IJ.
Pour la fièvre, portez pendant neuf jours, sur la poitrine, une araignée vivantdans une coquille de noix.
Pour les douleurs, prenez une décoction de galbanum de chat (ce dégoûtant rcuu*est très-usité en basse Normandie ); frottez-vous avec du sang de bœuf, ou appliq ,,eZvous un lapereau ouvert sur la partie souffrante.
Pour la jaunisse, avalez, en neuf jours, trois, sept ou neuf poux.
Pour la coqueluche des enfants, faites-leur manger des souris. Pour rendre la de"'tition facile, tâchez de vous procurer en nombre impair l’espèce de cartilage osseu*que les limaces grises ont dans la tête, et faites-en un collier que vous mettrez a" xenfants. Les colliers de peau de taupe sont également efficaces.
VOEUX A LA VIERGE. — CHAPELLES VOTIVES.
Dans les cas désespérés on a recours a Notre-Dame , dont le culte n’est pas moi" 5répandu en Normandie que dans la partie méridionale de la France . C’est elle q"implore dans les circonstances difficiles, comme le dernier appui des affligés. C’est aelle qu’on voue les enfants débiles en les habillant de blanc jusqu’à sept ans révol" 5.C’est à elle que le vieillard décrépit vient redemander l’usage de ses membres p aralysés.
Les nombreuses chapelles dédiées à Notre-Dame sont encombrées de fidèles cltapissées d’ex-voto. Des malades miraculeusement échappés à la mort y déposent e"offrande des lithographies, des ouvrages en tapisserie, des gravures enlumine" 5 'quelquefois leurs béquilles désormais superflues, ou la représentation en arge"|d’une main que les dartres rongeaient, d’une jambe dont l’amputation avait senib^longtemps inévitable. Des marins, qui ont imploré la Mère de Dieu pendant la I e " 1pète, suspendent aux voûtes de la nef l’image sculptée en bois de leur navire, ou a c 'crochent a la muraille un tableau commémoratif de leur péril et de leur salut, a yeÉl’indication précise de la latitude et de la longitude. On a vu, après une bourrasque'des bâtiments désemparés entrer la nuit dans le port d’Honfleur , et, sitôt que l’a" creétait jetée, l’équipage, nu-pieds dans la boue, la tête battue par la pluie, gravissa" 1la côte à la lueur des torches et des éclairs, aller en chantant des cantiques s’»r enouiller dans la chapelle de Notre-Dame de Grâce. « Ça devient rare, » disent I e5vieux pêcheurs. Tant pis, si le scepticisme a gagné ceux même qui ont le plus b"'soin de croyances; si les matelots n’ont plus recours à une puissance supéric" |Cquand les forces humaines s’épuisent; si la foi ne ranime plus au moment d"danger les cœurs abattus, les bras harassés, les courages qui chancellent ; si, ballottéentre la mer prête à les ensevelir et le ciel chargé d’orages, loin de tous secours te rrostres, se sentant condamnés sans appel, les naufragés n’ont plus de voix que p" l,rmaudire et blasphémer!
On peut voir aux portes de Rouen , au haut de la côte de Bon-Secours, une égl' s ®consacrée a Notre-Dame , et sans cesse fréquentée, soit par des pèlerins isolés, 50