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LF NORMAND.
Cette histoire n’est ni vraie ni bien trouvée. N’est-il pas plus supposable que lesenvirons de Domfront étaient liantes de gens aux mains crochues, dont l’exécutionavait lieu en cette ville, à la suite de débats expéditifs? Les Normands, prétendait ja-dis la malveillance, s’exposaient souvent a périr par la corde, et refusaient de semerdu chanvre de peur de fournir des anges contre eux-mêmes.
Or écoutez, petits et grands, Par la chicane et la potence.
Le catéchisme des Normands, C’est la double inclination
Peuple connu dans notre France , De cette noble nation.
On dirait d’Alençon , capitale d’un duché, siège d’une cour où les gentilshommesse ruinaient en frais de représentation :
Petite ville, grand renom,
Habit de velours, ventre de son:
• Les femmes accouchent au bout de trois mois ;
Mais seulement la première fois.
L’explication de ce tercet pourrait figurer dans Boccace . Lu paysan, dont la femmevenait d’accoucher après trois mois de mariage, va consulter un avocat sur cettedélivrance prématurée : « Le cas est tout simple, dit celui-ci, il a été prévu par 1»coutume qui pos<*en principe qu’a
Les fennpes accouchent au bout de trois mois. »
Le paysan se retire, étonné que la loi contrarie ainsi la nature. Un an plus tard,c’était la nature qui contrariait la loi, car un second enfant naissait au bout desdélais ordinaires. « Tout s’est passé selon la règle établie, » dit l’avocat interrogé denouveau, « et pour vous en convaincre, il me suffit d’achever la lecture de l’artich’du coutumier :
Les femmes accouchent au bout de trois mois ;
JMais... seulement la première fois. »
» i
Il n’est pas de ville où, en faisant des fouilles dans le peuple, on ne découvrÙdes sentences de ce genre, sortes de médailles frappées par les mœurs, et déce'lant, quoique frustes, des dissidences de détail entre les habitants des diverses par -lies de la Normandie .