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Province. Tome second.
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LE NOlUIANI).

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Av <* la langue'du moyeu âge se sont maintenus de vieux sobriquets tantôt dus à1111 fait historique, tantôt imaginés avec de satiriques intentions. Nous avons vu

i u on nommait les normands biqots, soit à cause de leur dévotion, soit parce que«on ■

de

> invité à baiser la chaussure de son suzerain Charles le Simple , s’écria : Ne sey 9°t (non, de par Dieu )! Les Cauchois furent longtemps ridiculisés par l’épithètecaillettes et de /loquets ', et les Normands de la rive gauche de la Seine le sont< lle ore aujourd’hui en basse Normandie par celle de Ilouivcls.

* jes houillois, campés au bord de la Seine , entre deux longues côtes qu’on gravith°ur pénétrer dans l’intérieur des-terres, ont mérité le surnom de Hale-bissacs para frénésie avec laquelle ils se ruent sur les paquets des voyageurs.

Ane politesse exagérée a valu aux Brionnais la dénomination de culs-tçrs.f-es habitants de bouviers furent appelés mangeurs de soupe pour s’être laissé sur-P re ndre par le maréchal de Biron, à midi, heure du dîner, le 6 juin 1591 ; ceux de0l| tivilliers, mangeurs d'oreilles, après que l’un d’eux eut, dans une lutte, déchiré'" ee ses dents l’oreille d’un Harfleurtois; et ceux de Criquebeuf, brûleurs d'une,Parce qu’un mercredi des cendres ils s’avisèrent de livrer un âne aux flammes en•ficnie temps que l’effigie de mardi-gras.

^avilie de Pont-Audemer, dépendant du diocèse de Lisieux , faisait maigre tous

les

samedis entre Noël et la Purification : règle hygiénique dont étaient exempts les

habitants de la rive droite de la ltisle, appartenant au diocèse de Rouen : telle est* arigine du sobriquet de mangeurs de pois donné aux indigènes de Pont-Audemer.

Les Mantilliens ont le titre de va nu-pieds, depuis qu’en 1659, ils se soulevèrent,relusèr en t l’exécution des édits bureaux, et, sous le commandement d’un cordonnier•f Avrauches, colonel de l’armée-souffrante, luttèrent pendant (rois ans contre leslr °Upes du roi. ’ *

°n dit encore en Normandie , avec plus ou moins de raison', les friands de Cau-sée, les piaffeux d’Évreux , les danseur des Ândelys, les caristaux (mendiants)( ' e Villers, les juifs d’Harcourt, les barulseux (fourbes) de là Selle, les chiens^ Ëxmes, les faux témoins de Brétoncelles, les pirottes (oies) de Saint-André de^assei, les jolcux (railleurs) d’Yville, les jureursde Bayeux , les coniaux (bavards)harou, les museurs (musards) d’Avranches , les paresseux de Verneuil.

A,, x sobriquets se mêlent les dictons : ■

.Domfront , ville ed’ malheur,Arrivé a midi, pendu a une heure.

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s elon la tradition populaire, quatre chaudronniers de Villedieu rencontrent un' 0ll »u, l’insultent, le forcent à porter leurs paquets jusqu’il Domftont où ils en-lr °"l a midi. L’étranger se fait reconnaître pour le roi, et se.venge du peu decour-’olsie de ses q na trc compagnons en ordonnant leur supplice.

,, **• A. Ganel, auteur d'un savant essai sur 1rs solinipirts, pense que (loquet vient de (toquer se

!Jn| linei-.

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