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Province. Tome second.
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LE NORMAND.

soient mises avec recherche, ou plus belles que les filles de Vire ou de Bayeux , niaiselles ont adopté une façon toute particulière déporter leurs pots, qu’elles tiennentobliquement suspendus sur l’épaule droite au moyen d’une lanière de cuir.

Dieppe est, pendant la saison des bains, un faubourg de Paris , une succursale de ?Tuileries et des maisons de santé, un réceptacle de désœuvrés et de joyeux hypocoi 1 'driaques. Les paysannes des environs portent encore la calor/ne, mais les griselte sde la ville ont des allures parisiennes.

Les Dieppois étaient, il y a cent ans, les pins expérimentés pilotes , et les pl lt *habiles et hardis navigateurs de l'Europe ': maintenant, armant des barques ‘I evingt à quatre-vingts tonneaux, ils se contentent de pêcher :

La morue, de mars en avril, à Terre-Neuve et en Islande ;

Le maquereau, de mai en juillet, au sud de l’Irlande ;

Le hareng, en septembre, à la hauteur de Yarmouth ; en octobre, à l’entrée de I* 1Manche; en novembre et décembre, sur les côtes de la Somme et de la Seine -b>f e 'rieure ; en janvier, dans la baie de Portsmouth ;

El toute l’année, les huîtres, le merlan, le carrelet, la limande, la sole, la raie, l fturbot, le cabillaud, le chien de mer, etc.

Les agrès de pêche employés en Normandie sont des cordes garnies de haims, ib’*folles, filets dormants munis de pierres par le bas et de bouées , par le haut,

* Louis XIV, le*très patentes pour l'établissement tl’un hôpital général à Dieppe .