LE NORMAND.
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rc Petipler. Loin de renoncer anx occupations de leur sexe, souvent, assises auxes de leurs cabanes, elles fabriquent delà dentelle et de la blonde.
'•les vertueuses qu’elles sont, les habitantes des côtes, surtout dans la région
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septentrionale, se marient rarement sansavoir perdu le droit de se parer de la(leur d’oranger symbolique. Une séduc-tion suivie d’abandon est sans exemple;mais il est aussi presque sans exemplequ’une fille se marie avant d’être en-ceinte. De sa conception datent ses fian-çailles; son amant l’emmène à Dieppe ouà Fécamp , et lui achète une chaîne d’or,une montre, un paroissien ; il fait enmême temps présent de bagues d’argentaux sœurs et amies de sa maîtresse. Cettevisite au bijoutier, a laquelle assistentles parents des deux fiancés, s’appelleVembaguemmt. Le jour de la bénédic-tion nuptiale, la future, conduite par sonpère et suivie de ses proches, se rend àl’église, où le fiancé arrive de son côté
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p | . (| ej ) Sl1 m ® re et sa famille. Ce n’est qu'après la messe que le père du mari s’ap-p ren 6 sa bru, lui dit : « Levez-vous, ma fille, » et lui offre le bras. Le fiancé^ celui de sa belle-mère, et les deux cortèges se confondent.
IW 1Ves (la,, s le mariage, séparées de leurs maris durant la moitié de l’année, rece-Weme parfois, le jour de leurs noces, une procuration générale, les femmes( | e | , Pu ' l "'"'-s sont directrices suprêmes des affaires domestiques, et seules chargées‘l’Une^ UCat ' 0n t *' une douzaine d’enfants. Elles ont prouvé qu’elles pouvaient en plusAnn , 0ccas ‘ on lenir la place de leurs époux. Sur la fin du règne de Napoléon, les| Çs ^ ls > voulant pénétrer dans les embouchures de la Seine et de l’Orne , surprirent1)1 1 Ues honfleurloises, et se saisirent des pilotes; mais ceux-ci se refusèrent no-'’ésî nt a l’ u ' ( ' er l’ennemi. Pendant qu’on cherchait a triompher de leur patriotiqueL e$ nce ; le vaisseau amiral fut tout à coup environné d’une flottille de canaux.A "gl,y TOeS < ' ** ()nPcur ; instruites de ce qui se passait par des pêcheurs échappés auxip a j 1 ls > venaient réclamer leurs maris. On leur répondit d’abord par des sarcasmes,(| a ^ ra ndissant leurs gaffes et leurs rames, elles menacèrent de montera l’abor-lihp ’. e1, pour éviter une lutte déshonorante, les Anglais remirent les pilotes ene j et renoncèrent à leur projet de débarquement.