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Province. Tome second.
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N| Mc ,lla ' s vive prière, le travail «le la journée, et réclame l'intercession de sou,| * ; r 1 | < |'? 5 * >U ' S ce ^ p < *° * a n, ® re ( i" t^lirist, dont le culte est l'objet d’une ferveur gé-,| 0 |,, cn Auvergne . A midi, il allend avec un profond recueillement que la cloche|,( *<‘ile^'> Se SOl,lle l’-Angclm, et il suspend aussitôt son travail pour s’agenouiller et<|„ ' ' 1 ° la 'son d’usage. Le dimanche, le montagnard assiste h toutes les solennitésl'eur * *' a ' vu ’ * e «‘l'upelet à la main, réciter ses prières pendant plusieurs

|>( , s ; s ' s ^ donner le moindre signe de distraction. Quand il quitte l’église, il sel'bis -"J 6 81,11 ' a dalle cl y imprime trois fuisses lèvres; il ne manquera jamais nonl'y '* * ‘ ssue de l’office, d’aller faire au cimetière un pieux pèlerinage.pi.jl ''H'èsces détails, tu comprendras sans peine (pie le curé puisse avoir sur l’es-Ho 8 L Ses oua 'des une autorité absolue; c’est ce qui a lieu en effet. Le curé, danss a|) | lll()n,a gnes, est, à la leltre, le pasteur du troupeau le plus docile et le plus obéis-loi ** ,le J e sache. Ses conseils sont des décrets; ses opinions sur toute chose font

,, ’ Le curé :

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se mêle a tous les actes de la vie du paysan, il intervient dans les moin-

*‘ s |)é ( * u ménage, et se fait rendre compte des travaux, des ressources, des

l |( j a,lc es ; toutes les consciences s’ouvrent devant lui, tous les secrets des âmeset ,p ° 111 connus - Il n’a pas besoin pour cela d’exercer une surveillance personnellep 'ccte sur les villages qu’il dessert; on vient h lui, on le presse d’écouter, on(1|1 Cle spontanément à toutes les joies, à toutes les douleurs. Le curé est invcsli

°"tre d’une haute juridiction dans l’intérêt de l’ordre et des mœurs, et le di-1,1 helie "

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l’office, il rend du haut de la chaire des arrêts qui ne souffrent aucuneSs 'on. Qu fait pinson moins grave à ses yeux, comme un manquement à la messe,

l»; l r^ 0 ' l,t 011 "" cas d’intempérance, lui est-il signalé, il en prend note, et pré-

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cite

sujetunepelilealloculion qu’il intercalera dans le sermon. Ledimanche, en

a l>res les premières phrases de la sainte parole, il s’interrompra pour se re-„ 11 ,ln instant; puis, promenant un regard sévère sur son auditoire : « L’un de

(| 0,ls ) s’écriera-t-il, a commis une faute (ici l’énonciation du genre de faute) ; s’il„ ' * 0 a se présenter au tribunal de la pénitence, je dirai son nom à haute voix, elMil ClS ( * C réci,live .i e I"' interdirai l’entrée de l’église. » Il est bien rare que le cou-s eii| C ' lllen, ' e Ul)c s< ' con< l c sommation pour venir s’amender aux pieds du ropré-de celui qui sait tout et entend tout. Comme tu le vois, la procédure dul’instruction de ces sortes d’affaires est toute paternelle ; elle offre à ses jus-1,5, i (,s loules les garanties désirables de discrétion et de prudence. Mais ce n’est

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huit

> et le pasteur rend encore à la communauté dont il a la direclion rcli-

( j MISc > des services d’une autre nature et non moins essentiels: il esta la Cois juge,)a M médecin et vétérinaire. Toutes les contestations civiles sont d’abord por-|, Cs a son tribunal, où elles se terminent généralement dans les meilleurs termes.

Ca . S ‘Accident ou de maladie peu grave, il accourt au lit du patient, au mépris de^Mine ; 0 j a(] p ro jj, des docteurs'a diplôme, dont il ignore probablement I existence,^ S(, n dou|,i c caractère, dans celte circonstance, de médecin du corps el de I âme,sur les malades, je te l’assure, une très-salutaire influence. Voila bien desj’espère, pour qu’il soit avec raison l’idole do ses paroissiens; aussi la cave el1 Hier du digne homme seraient-ils incessamment renouvelés par leurs offrandes,i*. n. 2<!