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L’AUVERGNAT.
riche qu’elle. Ki chi farens, s’écrie-t-elle alors, quand ny marularcns? La quesh® 1 '■est grave en effet, et la bergère s’y arrête un instant; mais bientôt l'amour lui f® 1 *repousser laute préoccupation sérieuse, ef elle chante joyeusement :•
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chy su - rens quand ny nia-ri-da -.rens? N’in tsa-ta - rin in te»
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pin’ine is eu - de-la, in cu-lié - roux, mandza - rin tou-chi doux
« .le n ai que cinq sous, ma mie n'en a que quatre comment ferons-nous quand nous nous marién» 1, •nous en achèterons un jietit pot, une écuelle, un-petit cuiller et nous y mangerons tous (leux •
D’autres fois, la muse donne aux jeunes lilles du village dps règles de prudent#contre les pièges de ia séduction, et elle cache la sévérité des enseignements soU*’les formes gracieuses de l’allégorie. Ainsi, dans une de ces chansons-épîtres, J®poète compare le séducteur à un loup insatiable qui rôde autour du bercailsommeille l’innocence, et il termine chaque couplet par cette ritournelle :
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Pa-ra lou '• lou , p’ti-o- ta, , Pa-ra lou - lou; Pa - ra loi*-
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lou qu’im-por-ta la sai-dou-na, Pa-ra loulou qu’impona lou mou- ton.
« Prends garde au loup, petite, prends garde au loup ; prends garde au loup qui emporte la jeuneprends garde au loup qui-emporte le moutôn. »
La plupart de ces pièces lyriques sont chantées, et chacune dans un rhylhme p aI 'ticulier et avec une expression différente. 11 est assez remarquable qu’elles sont g®'néralement en mode mineur, ce qui leur donne un caractère de mélancolie <1"|n’est pas sans charme. Qui a fait ces airs et ces paroles? Un peu tout le monde- Q u ‘les apprend au montagnard? La tradition.
Je t’ai dit que notre paysan était profondément religieux, et il lie te paraîtra p aSsans intérêt de connaître les pieuses pratiques qu’if accomplit avec une si scru| ,!l 'leuse et si édifiante exactitude. Le matin, à son ‘réveil, il offre à Dieu , dans un®