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également digne du plus haut intérêt! D’abord, l’égalité pratique la plus absolu'règne parmi les associés. Chacun a droit à une égale répartition des atantag esmatériels dont la communauté peut disposer, le travail étant la loi commune, etpersonne 11 e pouvant l’enfreindre. Les distributions en argent sont rares, d’abordparce qu’elles sont inutiles, tous les besoins étant satisfaits, ensuite parce que ' emaître craindrait d’introduire un élément de désordre dans la famille, l’argent nepouvant trouver d’emploi que dans les cabarets de la ville ; enlin, parce que, 'banscelles des communautés qui sont purement agricoles, le blé remplace généralenien*là monnaie comme signe représentatif de la valeur, et qu’ainsi le trésor public n’es 1réellement autre chose que le grenier commun. Le principe souverain et conserva'leur de l’association est celui-ci : Les biens immeubles ne seront jamais partagés ;domaine île la fe.rme ne pourra être diminué ni par héritage, ni par donation, 1,1pour cause de mariage, ou, eu d’autres termes, la communauté seule possède . Lfprincipe entraînait, comme conséquence à peu près inévitable, le suivant quej ecrois vulnérable au point de vue physiologique : Nul ne se mariera en dehors d<la communauté. Cette prescription n’est cependant pas exécutée trop judaïq ,lf 'ment, el plus d’une jeune fille est allée prendre un époux dans la commuuauhvoisine; dans ce cas, le maître de la famille qu’elle quitte lui constitue une dotd*000 livres, à la condition que les deux conjoints renonceront à toute pétition d'h"'rédilé, stipulation qui se maintient encore de uos jours, malgré l’art 7tM du Cod fcivil, dont les jeunes époux n’ont pas songé, une seule fois, à invoquer l’applicali" 11 'L’inaliénabilité du domaine de la communauté est ainsi garantie.
Les enfants sont conduits de bonne heure aux travaux des champs ou dans le*ateliers de la communauté, et suivent ordinairement la profession paternelle,
' moins que l’un d’eux 11 ’ait manifesté une intelligence assez remarquable pour détei'miner le maître h .lui faire donner .une instruction supérieure. Avant la révolution, ""membre de la plus riche des communautés, celle de Pinnn, était devenu chanoinede Tliiers, et l’une des lumières de l’église d’Auvergne . Il alla passer ses dernie ,sjours au sein de sa famille, et, à sa mort, qui eut lieu,-je crois, en 85, la chantl" 1qu’il avait habitée resta fermée pendant plusieurs années.
L’éducation professionnelle des enfants, dans les communautés, ne se borne p 11 *à de simples notions d’agriculture, elle embrasse encore les premiers éléme |l1sd’un assez grand nombre de métiers. Ainsi, chaque habitant de la ferme est ge" 1 'râlement en état de construire uu meuble, un ustensile aratoire, de réparer ""mur, et même de bâtir au besoin. Sous ce rapport, nos petits phalanstères encourro 1 ' 1la disgrâce de l’économie moderne, qui veut la spécialité et la division du travailet ne souffre pas qu’un peuple ou un individu prétendent se suffire à eux-mêmes e"fabriquant tous les objets qu’ils consomment, sans rien demander à leurs voisin-'Mais le principe du self-nmking est conforme aux vues de la communauté, qui n’t"*met chez elle aucun ouvrier étranger, et prétend ainsi conserver les mœurs de I' 1famille dans toute leur pureté primitive. Par suite, constructions, meubles, vêtements, chaussures, matériel aratoire ou industriel, tout se fait dans la ferme etp 1 ' 1les mains des associés.