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Province. Tome second.
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L A U VE I1CNAT.

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bu analysant attentivement les éléments sociaux de la-communauté, j’ai clé frappél’existence d’un fait bien grave et que l’on m’a assuré remonter aux temps les pluse l°ignés, c’est l’infériorité sociale reconnue et en quelque sorte légale des femmes.Quoique représentées directement parla maîtresse investie, comme on sait, d’unePartie de la souveraineté, ce qui semblerait leur, assurer le bienfait de l égalité, elless °nt cependant bien moips considérées comme les compagnes que comme les ser-v antes de leurs époux. Ainsi, elles servent à table et ne peuvent y prendre place1 Ue lorsque les hommes ont fini leur repas; dans toutes les autres circonstances,®Hes sont assimilées à la domesticité, et partagent avec les valets de ferme et les fillese service les soins les plus pénibles et les plus rebutants. Cette observation ne doitCe Pendant pas impliquer le grief d’inhumanité contre l'habitant de la communauté ;n ° n > ü obéit seulement à la tradition, et ce qui le prouve, c’est que la bonté, la gé-Uerosité même sont l’essence de son caractère. Par exemple, il exerce l’hospitalitéa la manière antique. Le pauvre trouve toujours à la ferme le pain, la soupe et un’’ lte pour la nuit dans une chambre qui lui est spécialement destinée. En hiver, il■ €s f logé dans le fournil, et son bote pousse l’humanité jusqu’il chauffer la pièce quil’abriter. Dans la cour, sous un arbre, est une table toujours dressée et prête àre °evoir un convive, c’est la table du pauvre; enfin, comme dernier traita celte|°uchante charité, les chiens de la ferme sonl élevés à ne point mordre, de peur queMendiant qui se présente la nuit ne soit maltraité ; seulement, au bruit de leursaboiements, le maître se lève, va au-devant du malheureux que le ciel lui envoie,accueille avec bonté, et ne se retire qu’après avoir satisfait à ses besoins les plusAgents. ’ '

Le montagnard des communautés se fait remarquer par la gravité de son main-l |en , par une physionomie ouverte et empreinte de loyauté. Sa tête est pleine derc e, de calme et de fermeté. Son costume diffère de celui des autres paysans de laI asse Auvergne ; il se compose d’un habit à longues basques, de couleur bleue, desaie s ordinaires, du chapeau rond et d’un large tablier blanc. Les jours de fête, lepaître et les travailleurs les plus âgés portent une ceinture en velours bleu lisérér °uge. Avant la révolution, celte ceinture était ornée, sur le devant, d’une plaqueargent, avec l’écu de France en relief, entouré d’emblèmes agricoles Cette dis-ciaon honorifique était un don de Louis XVI , qui avait en outre accordé aux maî-es de la communauté de Pinon le droit de présence dans toutes les cérémoniesObliques, à côté des autorités judiciaires et administratives de la ville de Thiers .

LETTRE II.

I.E PAYSAN UE LA PLAINE.

* v ani 1 : d’arrIVer au paysan de la plaine, j’avais l’intention d’étudier la nuance"krmédiaire, le paysan de la vallée; mais je ne lardai pas â me convaincre qu’un