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,llls le second, il ne sort guère des trois départements qui composent l’ancienne
Province.
I ^ *1 faut maintenant établir deux nouvelles catégories d’émigrants : les uns quittentP^Ys dans un but de commerce, les autres, pour exercer un métier qui,les fassei-o. Ceux-là emportent un pètit capital qui servira a l’achat de marchandises;s °nt généralement colporteurs ou brocanteurs. Ceux-ci, moins aisés, se procurent
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nient les outils de leur état, et s’établissent porteurs d’eau, chaudronniers,
'* , euers, raccommodeurs de faïence, charbonniers, fruitiers, commissionnaires etts n la halle. L’esprit mercantile et égoïste de l’industriel auvergnat est sulïi-
y m,1| ent connu ; mais, ce que l’on pourrait ignorer, c’est qu’il a fondé à Paris une^' s e association commerciale qui se ramifie dans les départements et jusqu’à l’é-^inger. Cette société a ses banquiers et ses correspondants. Son siège est dans unes Petites rues perpendiculaires à celle du Faubourg-Saint-Antoine. C’est là que sef ' ei| h'alisent tous les renseignements qui peuvent intéresser l’association. L’agencees ! dirigée par des négociants, presque tous marchands de rouennerie, de ferraille0,1 de vieux habits, qui disposent de fortunes considérables et d’un crédit solide—établi. Ce sont eux qui communiquent aux associés les nouvelles commer-^ales, c t donnent des instructions aux correspondants; leur magasin est une°Urse où les gros bonnets de la société viennent s’informer du jour et de l’im-P° r tance des ventes publiques, ou chercher les renseignements politiques qui peu-^ ei) t faire présager en France ou à l’étranger de grandes crises commerciales dontas sociation devra profiter. Le brocanteur auvergnat est le vrai loup-cervier dontr,l *t M. Dupin; il a remplacé le juif du moyen âge : il flaire les calamités qui. ,Ve nt s’abattre sur une province, sur un royaume tout entier; il sait, par unefiable télégraphie électrique, toutes les nouvelles sinistres, et nul ne fait plus^ fi ses dispositions pour les exploiter. Il était en Espagne avant M. Taylor et les lord. 'fia de l’Angleterre. Sans avoir le goût des arts, il. est doué d’un admirablejuillet qui lui fait chercher et deviner un chef-d’œuvre au milieu d’un amas de"•'ts sans valeur. Quand il achète, il voit d’un seul coup d’œil ct la valeur de
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a vendre, et la physionomie et les secrètes dispositions du vendeur. Pour
Jusque dans l’instant décisif du marché, il garde une sérénité imperturbable.Pe homme reconnaît avec un tact parfait les premiers indices de la réactionPeut s’opérer dans nos goûts artistiques; ainsi il avait compris avant 1850'P Je la plastique du moyeu âge allait être l’objet d’une faveur passionnée, et dès cefiaient il s’était rué sur les provinces, fouillant les villes, les villages, les fermes,^ le lant jusqu’au moindre dressoir, jusqu’au moindre bahut g e, et expédiant® Paris d’immenses cargaisons de meubles qu’il a revendus avec un bénéfice énorme.Jourd’hui il exploite avec le même succès notre /unour pour la rocaille et lesotaisies de Boule, pour se rallier demain, s’il le faut, aux formes grecques et
0f haines de l’empire. Jusque-là tout déposerait en faveur du brocanteur enver-rai
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comme industriel babile, infatigable, ingénieux, si, dans son impatience
arriver à une fortune rapide, il n’avait recours à des expédients que tu vas qua-le >’. Tu as sans nul doute entendu parler de celle redoutable bande de lcrrurs