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de divisions militaires, généraux, commandant, préfets, sous-préfets et maires de notre Royaume, avec ordre de la faire im-primer et afficher tant à Paris , qu’ailleurs et partout où besoinsera.
Donné au château des Tuileries, le 6 Mars 1815, et de notrerègne le vingtième.
(Signé) Louis.
Par le roi.
Le -chancelier de France,
Monsieur est parti ce matin pour se rendre à Lyon .
■Nous avons retardé jusqu’à ce jour à donner des nouvellesdu débarquement de Bonaparte sur les côtes de la Provence,parce que les dépêches télégraphiques qui l’ont d’abord faitconnaître, ne donnaient encore aucuns détails.
Bonaparte est sorti de Porto-Ferrajo* le 2 6 Février, à neufheures du soir, par un tems extrêmement calme, et qui s’estsoutenu jusqu’au 1er. Mars . Il montoit un brick,et était suivide quatre autres bâtimens, tels que pinques et felouques, por-tant de 1000 à 1100 hommes an plus, composés d’une petitepartie de Français , le reste de Polonais,Corses, Napolitains, etd’hommes de l’Isle-d’Elbe.
Les bâtimens sont venus mouiller dans la rade du golfe-deJuan, près Cannes, le ler.Mars ; les troupes mirent pied à terre.Cinquante hommes se portèrent le même jour à Cannes , oùils pressèrent le maire d’aller prendre les ordres de celui qu’ilsnommaient le général en chef, au golfe Juan . Mais le maires’y refusa absolument; il reçut de suite l’ordre de préparertrois mille rations pour le soir même.
Le même jour, 15 hommes de l’expédition s’étaient présen-tés devant Antibes , demandant à y entrer comme déserteurs del'isle d’Elbe . Le général baron Corsin, militaire distinguéet couvert d’honorables blessures, qui commande cette place,les reçut en les faisant désarmer. Peu de tems après un officiervint sommer la place, au nom de Bonaparte ; il fut arrêté etmis en prison. Enlin un troisième émissaire se présenta aucommandant pour réclamer les 15 hommes retenus, et l’inviterau nom du général Drouot, à se rendre au golfe Juan avec lesautorités ciules; cet émissaire pour toute réponse a été ar-rêté.
Le lendemain, les hommes débarqués se mirent en routepour Grasse ; mais ils évitèrent de passer par la ville, et ilssuivirent la route de Digue où l’on assure que leur troupe abivouaqué le 4.
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