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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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12 Mars , 1815 .

Paris, le 11 Mars .

Le Roi a nommé aujourd’hui ministre secrétaire-d'étal dela guerre M. le due de Feltre , pair de France.

Extrait d’une lettre de Marseille du 7 Mars.

Seize cents Marseillais , élite de la garde nationale de cetteville, ont sollicité et obtenu l’ordre de partir avant-hier 5, pourse joindre au corps du général Miollis avec la réserve du 98erégiment. Ce corps marche en tout hâte sur Gap et Greno-ble, espérant atteindre la troupe de Buonaparte . La popula-tion de Valence s’arme en entier pour renforcer ce corps et ce-lui de Valence, qui est également à la poursuite de Buona-parte . La marche de ce dernier est très-rapide ; en effet,n’ayant point île forces réelles, il ,n’a d’autre espoir que desurprendre et d’étonner; mais il sera arrêté au premier endroitoù ce prestige aura cessé de produire son effet ; puisque toutce qu’il peut faire est de se renforcer de quelques détachemensisolés qui se trouvent sur son chemin. La première résistanceéprouvée, fera disparaître cette enterprise téméraire qui, s’ilplaît à Dieu , ne sera pas la fondre, mais seulement féclair.

Les nouvelles de tous les départeinens qui nous avoisinent,nous fout connaître aussi que i’indignation générale est aucomble, qu’on y court aux armes, quelque parti qu’on ait etn-brassédans la révolution, on ne voit qu’avec horreur la nouvellesérie de calamités que nous préparerait le moindre succès d’unetentative si odieuse. On en envisage les résultats renfermésdans ce peu de mots : la guerre civile .et les étrangers dans lecoeur de la France .

Non, jamais la nation française n’abandonnera le Roi qu’ellea appelé. Jamais l’armée qui a traversé avec tant de puretéet tant de gloire tous les périls de la révolution, ne méconnaî-tra les principes de l’honneur qui l ont constamment animée,et ses drapeaux qui, naguèrçs donnés par le meilleur des mo-narques, et salués avec tant d’enthousiasme, ont reçu des ser-mens unauiment garantis par la loyauté du nom français .

Extrait d’nne lettre de Laon, 10 Mars au soir.

Due coupable entreprise a été tentée contre l’arsenal de cetteville. Des troupes dirigées par deux traîtres, dont l’un com-mande le département, sout venues loger hier dans la ville deLa F ère, à neuf heures du soir, avec une feuille de route ducommandant de Lille . Ces troupes étaient venues en un jourde Cambrai ; leur but était de s’emparer de l’arsenal pourmarcher sur Fa ris. La fermeté de M. le général d’Aboville,et de M. le major l’ion, commandant le 2e régiment d’artil-

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