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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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lerie, a déjoué cette tentative criminelle. Officers, sous-offi-cers et soldats, tous ont fait leur devoir. On s’est assuré del’arsenal et des portes, qui ont été gardés avec du canon. Lereste de la garnison était formé eu bat taille sur l’esplanade,les armes chargées et les canons en batterie. Les traîtresn’ont pas osé exécuter leur complot, et ils se sont retirés.Leur force consiste en quatre encadrons de chasseurs royaux deFrance , 150 chasseurs non montés, et 150 hommes d’infanteriegrenadiers et chasseurs. En partant ils ont voulu faire crieraux canonhiers de la garnison vive /’ Empereur ! mais les bravescanonniers sont restés fidèles à leur poste, et ont répondu parle cride pive le Roi ! _

Paris , le 12 Mars, quatre heures du matin.

Il vient d’arriver trois officiers des chasseurs à cheval ditsroyaux, chez Mgr. le duc de Berry ; ils sont envoyés, par lecolonel Lions et les officiers du régiment, pour dire à S. A. 11.r^u’ils n’ont connu qu’à La Fère la démarche dans laquelle onvoulait les engager; qu’ils se sont rassemblés à Compiûgne,ont manifesté leur façon de penser au général Lefebvre-Des-nouettes, et que sur-le-champ le général Lions a pris le com-mandement du régiment, fait sonner à cheval, et a repris laroute de Cambrai , lieu de leur garnison.

Ces officiers sont qn major, un chef d’escadron et un papi-taine.

13 Mars, 1815.

Paris, le 12 Mars .

S. A. S. Mgr. le duc d’Orléans est arrivé aujour d'hui àParis , envoyé par Monsieur pour prendre les ordres du Roisur les changemens qu’exige l'impossibilité où l’on s’est trouvéde réunir sur Lyon les forces suffisantes à l’époque précise quiaurait été nécessaire pour la défense de cette ville. L’opinionne peut prendre le change sur les effets de la rapidité de lamarche de l’ennemi ; en la précipitant il s’affaiblit; il ne pré-sente de forces réelles sur aucun point; rien n’annonce queles troupes dont il est suni se soient acçrûes, et pour l’arrêter,les nôtres arrivent dans toutes les directions aux divers pointsqui leur ont été assignés.

14 Mars, 1815.

Paris , le 13 Mars,

Lettre du baron Lions, maréchal-de-camp, major des chas-seurs-royaux de France , àS.Exc. le ministre de la guerre.

Ham , le 12 Mars 1815.

Monseigneur,

Je vais avoir l'hpnneur de vous soumettre le rapport de pe