SUPPLEMENT, &c
21 Mars, 1815.
S. M. l’em|)ereur est arrivé ce soir à 8 heures dans son palaisdes Tuilerie». Il est entré à Paris à la tête des mêmes troupesqu’on avait fait sortir ce matin pour s’opposer à son passage.L’armée qui s’était formée depuis sou débarquement n’avaitpas pu dépasser Fontambleau. S. M. a pussé sur sa route larevue de plusieurs corps de troupes. Elle a marché constam-ment au milieu d’une immense population qui partout se por-tait au-devant d’elle.
Le brave bataillon île la vieille garde, qui a accompagnél'empereur depuis l’ile d’Elbe, arrivera ici demain et aura faitainsi, en 21 jours, le trajet du Golfe-Juan il Paris .
Nous donnerons demain le récit de ce qui s’est passé sur laroute de S. M. depuis son débarquement jusqu’à sou arrivée à'Paris .
S. M. a donné le portefeuille du ministère de la justice kS. A.S. le prince arcbi-chancelier de l’einpire.
S. M. a nommé:
M. le duc de Gaëte , ministre des finances.
M. le duc de Bassano, ministre secrétaire-d’état.
M. le duc de Decrès , ministre de la marine et des colonies.M. le duc d’Otrante , ministre de la police géuérale,
M. le comte Mollien, ministre du trésor impérial.
M. le maréchal prince d’Eckmühl, ministre de la guerre.
M. le d uc de Rovigo , premier inspecteur général de la gen-darmerie.
M. le comte de Bond}’, préfet du départejnent de la Seine.-M. le conseiller d’état, Réal, préfet de police.
PROCLAMATION.
Napoléon, par la grâce de Dieu et les constitutions de l'em-pire, empereur des Français , etc. etc. etc.
A l’armée.
Soldats !
Nous n’avons pas été vaincus. Deux hommes sortis de nosrangs ont trahi nos lauriers, leur pays leur prince ; leur bien-faiteur.
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