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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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Soldats ! venez vous ranger sous les drapeaux de votre chef.Sou existence ne se compose <|iie de la vôtre, ses droits ne sontque ceux du peuple et les vôtres; son intérêt, son honneur, sagloire, ne sont uuties que votre intérêt, votre honneur et votregloire. La victoire marchera au pas de charge, l’aigle avech-s cou’eurs nationales, volera de clocher en clocher jusqu’auxtours «le Notre-Dame : alors vous pourrez montrer avec hon-neur on cicatrices; alors vous pourrez vous vanter de ce quevous aurez tait ; vous serez les libérateurs de la patrie.

Dans voire vieillese, entourés et considérés de vos concitoy-ens, ils vous entendront avec respect raconter vos hauts faits,vous pourrez dire avec orgueil ; Et moi aussi Refaisais partiede cette Grande-Armée qui est entrée deux fois dans les murs deVienne, dans ceux de Rome, de Berlin, de Madrid , deMoscou, qui a délivré Rnis de la souillure que le trahisonet la présence de l'ennemi y ont empreinte. Honneur à cesbraves soldats, la gloire de la patrie, et honte éternelle auxFrançais criminels, dans quelque rang que la fortune les aitfait naître, qui combattirent vingt-cinq ans avec l’étranger pourdéchirer le sein de la patrie.

(Signé) Napoléon .

Par l’empereur, ■

Le grand-maréchal faisant- fonctions de major-généralde la grande-armée.

(Signé) Bertrand.

PROCLAMATION

Au Golfe-Juan, le 1er. Mars , 1815. ,

Napoléon,par la gTace de Dieu et les constitutions de l’état,empereur des Français , etc. etc. etc.

AU PEUPLE FRANÇAIS.

Français ,

La défection du due de Castiglioue livra Lyon sans défenseà nos ennemis ; l’armée dont je lui avais confié le commande-ment était, par le nombre de ses bataillons, la bravoure et lepatriotisme des troupes qui la composaient, à même de battrele corps d’année autrichien qui lui était opposé, et d’arriversur les derrières du flanc gauche de l’armée ennemie qui me-naçait Paris .

Les victoires de Champ-Aubert, de Moutmiruil, de Château-Thierry, de \ auchamp, de Mormans, de Montereau , deCraone, de Reims,d ’Arcy-sur-Auhe etde Saint-Dizier, l’insur-rection «les braves paysans de la Lorraine, de la Champagne ,de l’Alsace, de lu Franche-Comté et «le la Bourgogne , et laposition que j’avais prise sur les derrières de l’armée ennemieeu la séparant de ses magasins, de ses parcs de réserve, de sesconvois et «le tous ses équipages, l’avaient placée dans une