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les soldats ont vu au milieu d’eux M. le général de divisionBraver.
A cinq heures, la garnison se reporta sur le pont de la Gui-1-lotière et au-delà, à la rencontre de l’empereur ; à six heureset demie, l’armée qui venait de Grenoble commença à faireson entrée à Lyon , au milieu des mêmes acclamations. A septheures, les Lyonnais eurent le bonheur de revoir et de pos-séder l'empereur des Français , et de lui prodiguer de nouvellesmarques de leur amour et de leur fidélité. Déjà ce grandmonarque, toujours infatigable dans son activité, s’occupe desa bonne ville de Lyon , qu’il va combler de nouveaux bienfaits.Il passera eu revue son armée dans la matinée; et nous savonsque plusieurs régimens arriveront ce soir dans uos murs, pourse joindre à leurs frères d’armes.
S. M. l’empereur des Français a passé en revue sur la placeBonaparte, toutes le3 troupes arrivées à Lyon . Quandon n’a pas joui de ce spectacle imposant, on ne peut se faireune juste idée de cette réunion de 15 à 20 mille braves detoute arme, retrouvant le chef qu’ils idolâtraient, lui jurant denouveau le (dus inviolable dévouement, et confondant leurscris d’allégresse avec ceux d’une immense population égale-ment avide de contempler le héros qui venait de traverser uneseconde fois les mers, pour exaucer encore les souhaits de lagrande nation. Ce qui augmentait l’ivresse générale, c’estque l’on se ressouvenait qu’à-peu-près un an auparavant, uneurinée étrangère couvrait cette même place de ses bataillons,qui s’appelaient insolemment nos libérateurs. A ce souvenirse joignait celui de l’abandon universel et désespérant danslequel M. le comte d’Artois avait été laissé la veille, mêmepar ses propres amis, par ceux qui, le matin encore, avaientfait serinent de le suivre et de mourir pour leur roi. Commetout a changé dans le même jour! O terrible leçon pour desprinces qui pensaient gouverner une nation malgré elle, etqui, en essayant de rajeunir des institutiones usées, de fairerevivre d'antiques préjugés, et des doctrines politiques entière-ment ruinées par le tems et la raison, ignoraient sans doutequ’il y a une éducation pour un peuple comme pour un indi-vidu, et que ce peuple ne retourne jamais de la virilité à l’en-fance.
L'empereur a reçu aujourd’hui les principales autorités dela ville , il a donné au corps municipal une audience de deuxheures, dans laquelle il a daigné laisser entrevoir tout ce qu'ilinédite pour le bonheur des Lyonnais et celui de la France entière... S. M. s’est entretenue pendant une heure avec MM.les conseillers de la cour impériale, et a discuté profondémentt«r le* articles tes plus importons du code.