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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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et essaie de les enflammer pour la cause royale. Vains efforts*Dernière et inutile ressource d’un gouvernement débile, quin’a pu ni ranimer'des affections depuis long-tems éteintes, nifaire oublier à t’armée des drapeaux qui, pendant 25 ans, ontparcouru triomphans toutes les capitales de l’Europe , et portéle nom Français au plus haut degré d’illustration.

Le matin, le prim-e fit encore une tentative sur l’esprit dessoldats; il se montra dans tous les rangs, mais il les trouvaglacés ; il vit qu’il fallait alors se décider à partir et à emmenerla troupe.

Le maréchal duc de Tarente, arrivé dans la matinée, visitales deux ponts: les préparatifs de résistance semblèrent re-commencer: les régimens se rapprochèrent des ponts ; maischacun savait que les premiers postes de l’empereur se trou-vaient sur la rive gauche du Rhône , dans le faubourg de laGuiliotière, où leur présence excitait le plus vif enthousiasme:on savait aussi que tous les soldats attendaient leurs frèresd’armes pour se jeter dans leurs bras, et l’empereur, poursaluer encore en lui le soutien de la patrie. Les Lvonnaisredemandaient déjà hautement le génie puissant qui avaitrelevé les murs de leur cité désolée par les anarchistes ; quiprotégeait leur commerce, et faisait fleurir leurs manufactures,et qui n’avait peut-être été malheureux, que parce qu’il avaitvoulu faire trop de bien à la France .

A deux heures après midi, le du de Tarente conduisit surle pont de la Guiliotière deux bataillons d’infanterie. Pendantqu’ils s’approchaient des barricades, les hussards du 4e régi-ment, qui avaient rejoint les aigles à Grenoble , débouchèrentdu faubourg de la Guiliotière, entrèrent par le pont, précédéspar une centaine de jeunes gens de ce faubourg, qui criaientcomme eux vive l’emperevr ! Les troupes de l’un et de l’autrecôté se joignirent aux barricades. Ici, le même cri part simul-tanément de toutes les bouches; les poutres et les arbres quibarraient le chemin sont jetés au Rhône ; les soldats s’embras-sent avec transport, et se mettent en marche pour entrer dansla ville. Plus de vingt mille habitans rangés sur le quai duRhône et sur le Cours Napoléon, où ils étaient témoins decette guerre d’une nouvelle espèce, font retentir les airs daleurs acclamations sans cesse répétées: tous les officiers etsoldats du 20e et du 24e de ligne, et du 13e de dragons, s’a-bandonnent enfin aux mouvemeus de leur cœur. Vive l'em-pereur n’est de leur part qu’un seul cri ! Ils courent au-de-vant des hussards, et tous se rangent ensuite sur la place Bo-naparte.

Le duc de Tarente s’était retiré, ainsi que M. le gouver-neur comte de Damas. M. le comte dt Chabrol, préfet,venait également de quitter la ville. Tous les officiers supé-rieurs sont restés; et e’esj avec la plu» vive satisfaction que

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