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Partout, sur toute la route, depuis son départ de l’ile d’Elbe,l’empereur n’a trouvé que soumission, respect etdévouement.Tous les départmens qu’il a déjà traversés ont accouru au-devant de ses aigles ; et ce second retour au milieu des fran-çais , inespéré comme le premier qui le leur ramena des sablesde l'Afrique , a été pour S. M. une nouvelle occasion de re-cueillir l'hommage de leur admiration et de leur amour.
Relation des événetnens qui se sont passés à Grenoble depuisle 4 Mars .
Une estafette qui avait traversé la ville dans la nuit du 3 au4 Mars, avait attiré et occupé l’attention publique. Uncourrier arrivé du 4 ne fit que l’exciter plus vivement encore,et le lendemain 5 il fut connu de tout le monde que l’empe-reur avait débarqué le 1er Mars au soir dans le voisinage deFréjus ; qu’il était accompagné de sa tidèle garde; qu’ilavait d’abord occupé Grasse , et qu’il s’était dirigé, dès le 2 ,vers les Hautes-Alpes . Des avis successifs ne permirent plusde douter que S. M. ne dut faire de notre ville le lieu de soupremier séjour.
Une garnison nombreuse y était requise. Des braves quidevaient trouver des compagnons de gloire dans cette mêmegarde qui ramenait Napoléon hésitèrent d’ahord à y recon-naître des ennemis, et cette première pensée de leurs cœursdevint la règle de leur conduite. Quelques tentatives pour le»engager dans une entreprise à laquelle ceux qui étaient char-gés de donner des ordres 11e s’associaient peut-être qu’à regret,furent inutiles, et ne parurent point obtenir de succès. Lagarnison fut augmentée ; le 7 e et le 1 le régiment de ligne le 7arrivèrent de Chambéry ; le 4 e des hussards entra peu de teinsaprès dans la vilie, quittant sa garnison de Vienne. La popu-lation entière se porta sur les remparts et dans les lieux pu-blics, entraînée par ses vœux et par ses espérances.
L’empereur était à La Mure dès le 6 au soir; le 7, ses avant-postes occupaient Vizille de bonne heure ; ce dernier bourgn’étant qu’à trois lieuesdeGreuoble, 011 ne douta pasquel’en-trée de S. M. 11’t ùt lieu ce même jour.
Elle tardait trop au gré de ses soldats, et ses soldats couru-rent an-devant d’elle ; à quatre heures après-midi, le 7e régi-ment sortit rie la ville, avant à sa tête le colonel Henry de laBedoyère, qui cotirut offrir à l’empereur sa personne et tonrégiment.
Une partie du 5 e avait déjà rejoint Sa Majesté dansla mêmejournée, à cinq lieues en avant de la ville; et le reste de la gar-nison ne tenait plus : la nuit ai riva, et le résultat de ces evé-nemeus paraissait devoir encore être attendu jusqu’au leude-.