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main,.lors qu’à huit heures et demie, une avant-garde de lan-ciers polonais se présente à la porte de Bonne, qui était fermée,et demande qu’elle soit ouverte.
Les troupes qui occupaient le rempart répondent par les crisde vive l'empereur! la porte s’ouvre; l’avant-garde entre;tous les citoyens accourent à la lueur des flambeaux, et pres-que aussitôt l’empereur paraît, seul, à la tête et en avant deson armée.
Une foule immense se précipite sur son passage ; tout semêle, soldats et citoyens, et tous confondent leurs cris et leurssentirnens dans l’enthousiasme qu’inspire la présence du sou-verain. S. M. alla occuper l’hôtel des Trois-Dauphins, que lafoule n’a cessé d’entourer, en faisant retentir l’air des cris deson allégresse.
M. le maire de la ville et plusieurs autres fonctionnaries seprésentèrent aussitôt à S. M. Au même instant on distribuales proclamations de S. M. qui furent répandues dans tous lesquartiers de la ville.
ORDRE DU JOUR.
Le Maréchal prince de la Moskowa aux troupes du songouvernement.
Officiers, sous-officiers, et soldats,
La cause les Bourbons est à jamais perdue ! La dynastielégitime que la nation française a adoptée va remonterle trône:c’est à l’empereur Napoléon, notre souverain, qu’il appartientseul de régner sur notre beau pays ! Que la noblesse desBourbons prenne le parti de s'expatrier encore ou qu’elle con-sente à vivre au milieu de nous, que nous importe ? La causesacrée de la liberté et de notre indépendance ne souffrira plusde leur funeste influence. Ils ont voulu avilir notre gloiremilitaire; mais ils se sont trompés : cette gloire est le fruit detrop nobles travaux, pour que nous puissions jamais en perdrele souvenir.
Soldats ! les tems ne sont plus où l’on gouvernait lespeuples en étouffant tous leurs droits: la liberté triompheenffn, et Napoléon , no're auguste empereur, va raffermir àjamais. Que désormais cette cause si belle soit la nôtre etcelle de tous les Français *. Que tous les braves que j'ai l’hon-neur de commander se pénètrent de cette grande vérité !
Soldats ! je vous ai souvent menés à la victoire, maintenantje veux vous conduire à cette phalange immortelle que l’em-pereur Napoléon conduit à Paris , et qui y sera sous peu dejours ; et lit, notre espérance et notre bonheur seront à jamaisréalisés. Vice l'Empereur !
Lous-le-Sauluier, 13 Mars , 1815.
Le maréchal d’empire,
(Signé) Prince de la Moskowa.