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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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Le duc d’Albufera et le général Gérard n’ont pas attendu lanouvelle des progrès He la marche de l’empereur, et toutes lestroupes se sont réunies aux vœux de tous les habitaus de l’Al-sace. Ainsi le drapeau national flotte dans cette provincecomme dans la Bourgogne et dans la Franche-Comté .

Le lieutenant-général Pajol avait arboré à Orléans la co-carde aux trois couleurs, lorsque le maréchal Saint Cyr, arrivedans cette ville, l’a fait mettre aux arrêts. Les troupes ayantdéclaré unanimement qu’elles voulaient marcher vers l’empe-reur, et se réunir au vœu de tonte l’armée, le maréchal a faitfermer ies portes de la ville. Les braves cuirassiers du1er régiment les ont enfoncées, et le maréchal Saint Cyr adisparu.

La ville de Rouen et toute la Normandie ont arboré par unmouvement unanime les couleurs de la nation. Le sieur deCastries, qui s’était jeté dans Dieppe , s’est embarqué. Le gé-néral Lemarrois, aide-de-camp de l’empereur, est allé prendrele commandement de cette division.

La Bretagne et notamment la ville de Rennes ont montréle plus grand enthousiasme. Le lieutenant-général Pire, com-mandant la 13e division, et le général Bigarré, ont expriméleurs senti mens dans une adresse signée des officiers-généraux,de l’état-major, des officiers d’administration, de tous les chefsde corps et de tous les régi meus. Les troupes «le la divisionont marché aussitôt pour attaquer le duc de Bourbon qui étaitparti le 20 d’Angers .

Les proclamations de Petnpereur ont dû arriver le 23 dansle Poitou ; et malgré les efforts des Bourbons, qui s’y sontmontrés le 22, le drapeau uational sera arboré par ces peuples,qui n’oublient point les bienfaits que l’empereur a répandussur eux.

Le lieutenant-général Clausel est allé commander à Bour-deaux. A l'époque des dernières nouvelles la duchessed’Angoulêuie avait quitté cette ville, et s’était embarquée surla rivière.

Il parait d’après les derniers courriers arrivés de Marseille ,que la cocarde blanche était encore arborée dans cette ville.Ou y avait formé, pour marcher contre l’empereur, des enrôle-me», qui s’élevaient environ à 1500 hommes. Le maréchalprince d’Essling cherchait à contenir les esprits, les troupesfrémissaient d'indignation en voyant des ageusde troublesabu-seret agiter le peuple. Ces mouvemeus auront cessé à la nou-velle de l’entrée de l’empereur à Paris qui, étant parvenue àLyon le 21, aura etc connue à Marseille vers le 25

Les habituns et les troupes de terre et de mer à Toulon ontmanifesté le plus vif enthousiasme et pris les couleurs na-tionales.