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de l’étranger; la nation, non-seulement nous secondera de sesvœux, mais, même suivra notre impulsion. Le peuplefrançais et moi nous comptons sur vous. Nous ne voulonspas nous mêler des affaires des nations étrangères; mais mal-heur à qui se mêlerait des nôtres !”
Ce discours fut accueilli par les acclamations du peuple etdes soldats.
Un instant après, le général Cambronne et des officiers dela garde du bataillor. de l’ile d’Elbe, parurent avec les an-ciennes aigles de la garde. L’empereur reprit la parole et ditaux soldats: “ Voilà las officiers du bataillon qui m’a accom-pagné dans mon malheur. Ils sont tous mes amis. Ils étaientchers à mon cœur ! Toutes les fois que je les voyais, ils mereprésentaient les differens régimens de l’armée ; car dans ces600 braves, il y a des hommes de tous les régimens. Tousnie rappelaient ces grandes journées dont le souvenir est sicher, car tous sont couverts d’honorables cicatrices reçues àces batailles mémorables! En les aimant, c’est vous tous,soldats de toute l’armée française, que j’aimais ! Ils vousrapportent ces aigles ! qu’elles vous servent de point de rallie-ment ! En les donnant à ta garde, ie les donne à toutel’armée.
“ La trahison et des circonstances malheureuses les avaientcouvertes d’un crêpe funèbre ! mais grâces au peuple françaiset â vous, elles reparaissent resplendissantes de toute leurgloire. Jurez qu’elles se trouveront toujours partout où l’in-térêt de la patrie les appelera ! que les traîtres et ceux quivoudraient envahir uotre territoire n’en puissent jamais soutenirle regard !”
“ Nous lejurous!” s’écrièrent avec enthousiasme tous lessoldats. Les troupes défilèrent ensuite au son de la musiquequi jouait l’air: Veillons au salut de l'Empire.
25 Mars, 1815.
Le duc de Bellune marchait sur Paris avec les troupes de laseconde division militaire: lorsque les régimens apprirent quel’empereur approchait de la capitale, ils prirent successive-ment les couleurs nationales. Le duc de Bellune s’éloigna,et toute la division continua sa marche réunie sous les an-ciennes couleurs. '
Dans la 3e et dans la 4e division, malgré les efforts du préfetVaublanc et de quelques généraux, le peuple, les officiers etles soldats ont tous pris la cocarde nationale. Le colonel Jac-queminot, aide-de-camp du duc de Reggio , a apporté aujour-d’hui les adresses des différens corps et les a remises à l’empe-reur pendant la parade.