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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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I

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Le 24, il deux heures du matin, le duc d’Orléans a quittépareillement Lille pour se rendre à Tournay .

Des ordres ont été donnés par M. le maréchal duc de Tré-vise à tous les généraux commandans à Valenciennes , Mau-faeuge, Avesne, Landrecies, le Quesnoy et Condé.

Partout l'aigle impériale, la cocarde nationale et le drapeau.tricolore sont arborés aux acclamations du peuple et de l’ar-mée.

Dunkerque, Gravelines, Bergues , toutes les places du Nordoffrent le même aspect. La tranquillité n’a pas été troubléeun instant dausla l6e division militaire.

£xtrait des lettres du maréchal duc de Reggio , du 25 Mars.

A Metz el dans toutes les places de l’est, l’esprit des peuples,le dévouement des soldats sont les mêmes; partout l’aigle etles couleurs nationales sont déployées.

Extrait des dépêches du comte Caffarelli, aide-de-camp deS. M. l’empereur, du 23 Mars.

La Bretagne est tranquille et animée des meilleurs senti-mens. A Rennes , le buste de l’empereur a été porté entriomphe.

Sur aucuu point de l’Ouest de la France , il n’a été rienenlevé dans les caisses publiques ; l’insurrection de la Vendée parait une à chimère ceux mêmes qui la provoquaient.

Le 22, à deux heures du matin, le duc de Bourbon s’est em-barqué sur la Loire, au Pont-de-Çé : les préparatifs de son em-barquement et de son départ pour l’Angleterre étaient faits àNantes .

Aussi, vingt-cinq jours après son débarquement à l’extrêmemidi de la France , le chef de ce bel empire (et quel chef futjamais plus légitime !), rappelé, secondé par le vœu, par leconcours de tous les citoyens, de tous les soldats, n’aperçoitplus aucune trace d’opposition sur toute l’étendue du territoirefrançais ; un dévouement unanime, un assentiment profond etréfléchi se manifestent de toute part.

Ainsi s’est consommée, avec toute la rapidité de l’enthou-siasme et tout le calme de la sagesse, sans effusion d’une seulegoutte de sang fiançais, sans le moindre excès ni le plus légerdésordre, cette révolution destinée à faire l’étonnement del’Europe , l’admiration de la postérité, le bonheur de la géné-ration actuelle el la paix de la France , qui se repose enfindans sa gloire et dans sa dignité.