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Autre déclaration.
Le nommé Bernard Gibert et un employé des droits-réuni*,venant de Nîmes et de Marseille , ont été dirigés ce matin surLyon , avec ordre de se présenter à leur arrivée devant lecomte de Grouchy . Us s’accordent tous les deux à direqu’ils n’ont point connoissance qu’il arrive des renforts à Mgr.le duc d’Angoulème , derrière lequel ils ont marché ; et, dansla plus grande partie du Midi , on semble attendre les événe-mens et des troupes pour se décider. L’employé déclareavoir quitté Marseille le 22, quoique son passeport porte ladate du 17.
Le prince d’Essling était dans la ville; il paraissait ne semêler de rien, ainsi que les régimens d’infanterie sous se*ordres.
Le duc d’Angoulème avait été à Toulon , et en était revenu.On promenait tous les jours un espèce de mannequin, repré-sentant Louis XVIII, dans les rues de Marseille , et on faisaitcrier vive le roi! à toute la populace.
Il partait tous les jours des compagnies de volontaires royauxcomposées de gens de la plus basse classe, et qu’on dirigeaitsur Grenoble par la route de Gap.
Valence, le 5 Avril.
Le duc d’Angoulême a fait ici une triste figure. Le tocsinsonnait dans tout le Dauphiné, et de nombreux bataillons degardes nationales étaient partis de Lyon. Le duc d’Angou-lême avec les 4000 insurgés qui sont sous ses ordres, s’est mi*à la débandade. Les troupes de ligne, instruites par nos con-citoyens qu’il était question de la cause de la nation contrequelques familles privilégiées, de celle du peuple contre lanoblesse, et enfin de la cause de la révolution contre la contre-révolution, ont subitement changé de parti. Cependant l’ar-mée compte trois traîtres qui paraissent s’être rangés du partides ennemis de la nation : ce sont les généraux Ernouf, Mon-nier et Daultanne.
Même date.
Ce que tout le monde avait prévu est' arrivé. Le généralPiré, arrivé avec le 6e d’infanterie à Komans, s’y étant jointavec de nombreuses colonnes arrivées de tous les points, apassé l’Isère . D’un autre côté nos paysans s’étaient réunis surles derrières du duc d’Angoulème ; le duc vient de partir dansdans le plus grand désordre. Nous attendons à chaque in-stant le général Piré.
Voici la proclamation qui a été affichée dans nos murs.