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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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d’éclat qu’en la consignant elle-même clans une lettre aux souve-rains étrangers. Elle m’a en même tems prescrit de faire à leursministres une déclaration semblable.

Ces deux lettres, dont je joins ici copie sous les Nos. 2 et 3,expédiées le 5 de ce mois, sont un monument qui doit déposerà jamais de la loyauté et de la droiture des vues de V. M. Im-périale.

Tandis que les momens de V. M. étaient ainsi marqués, et,pour ainsi dire, remplis par une seule pensée, quelle a été laconduite des diverses puissances?

De tous tems les nations se sont pins il favoriser les communi-cations de leurs gouvernemens entre eux; et les cabinets eux-mêmes se sont attachés à rendre ces communications faciles.Pendant la paix, l’objet de ces relations est de prolonger sadurée; pendant la guerre, il tend au rétablissement de la paix :dans l'une et l’autre circonstance, elles sont un bienfait pourl'huuiauité. Il était réservé à l’époque actuelle de voir une so-ciété de monarques s’interdire simultanément tout rapport avecun grand état, et fermer l’accès à ses amicales assurances. Lescourriers expédiés de Paris le 30 Mars pour différentes cours,n’ont pu arriver à leur destination. L’un n’a pu dépasser Stras-bourg , et le général autrichien qui commande à Kelil, s’est re-fusé à lui ouvrir un passage, même avec la condition de le faireaccompagner d’une escorte. Un autre, expédié pour l’Italie , aété obligé de revenir de Turin sans avoir pu remplir l’objet desa mission. Un troisième, destiné pour Berlin et le Nord, a étéarrêté à Mayence et mal traité par le commandant prussien. Sesdépêches ont été saisies par le général autrichien qui commandeen chef dans cette place.

Je joins ici sous les Nos. 5 el G (A et B), les pièces relativesaux refus de passage que ces courriers ont éprouvé dans leurs di-verses directions.

J’apprends déjà que parmi les courriers expédiés le 5 de cemois, ceux qui étaient destinés pour l’Allemagne et pour l’Italie n’ont pu dépasser les frontières. Je n’ai aucune nouvelle deceux qui ont été expédiés pour le nord et pour l’Angleterre.

Lorsqu’une barrière presque impénétrable s’élève ainsi entrele ministère français et ses agens an-dehors, entre le cabinet deV’. M. et celui des autres souverains, ce n’est plus, Sire, que parles actes publics des gouvernemens étrangers qu'il est permis àvotre ministère déjuger leurs intention- 1 .

Angleterre.

La constitution de l’Angleterre soumet le monarque à des obli-gations fixes envers la nation qu'il gouverne. Ne pouvant agirsans son concours, il est obligé de lui faire part, sinon de sesrésolutions formelles, du moins de ses résolutions probables. Lemessage adressé au parlement le 5 de ce mois par le prince-ré-