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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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paraissent vouloir combattre. Par quelque prétexte que l’onveuille justifier une marclie aussi inouïe, la conduite de V. M.en est la plus éclatante réfutation. Les faits parlent, ils sontsimples, précis, incontestables, et sur l'exposé seul que je vaisfaire de ces faits, les conseils de V. M, les conseils de tous lessouverains de l'Europe , les gouvernemeus et les peuples peuventégalement juger ce grand procès.

Depuis quelques jours, Sire, j’éprouvais le besoin d’appelervos méditations sur les préparatifs des divers gouvernemeusétrangers ; mais les germes de troubles qui se sont développés unmoment sur quelques points de nos provinces méridionales com-pliquaient notre situation: peut-être le sentiment si naturel quinous porte à vouloir, avant tout, la répression de tout principede dissention intérieure, m’eût-il empêché, malgré moi, de con-sidérer sous un jour assez sérieux les dispositions comminatoiresqui se font remarquer au-dehors. La rapide dispersion des en-nemies de notre repos domestique m'affranchit de tout ménage-ment de cette nature. La nation française a le droit d’attendrela vérité de la part de sou gouvernement, et jamais sou gouver-nement ne put avoir, autant qu’aujourd’hui, la volonté comme

I intérêt de lui dire la vérité toute entière.

Vous avez, Sire,repris votre couronne le 1er du mois de Mars.

II est des événemeus tellement au-dessus des calculs de la raisonhumaine, qu’ils échappent à la prévoyance des lois et à la saga-cité de leurs ministres. Sur le premier bruit de votre arrivéeaux rives de la Provence, les monarques assemblés à Vienne nevoyaient encore le souverain de l’île d’Elbe , quand déjà V. M.régnait de nouveau sur l’empire français . Ce n’e»t que dans lechâteau des Tuileries que V. M. a pu apprendre l’existence deleur déclaration du 13. Les signataires de cet acte inexplicableavaient déjà compas d’cux-niêmes que V. M. était dispensée d'yrépondre.

Cependant, toutes les proclamations, toutes les paroles deVotre Majesté attestaient hautement la sincérité de scs vœuxpour le maintien de la paix. J’ai dû prévenir les agens politi-ques français , employés à l’extérieur par le gouvernement royal,que leurs fonctions étaient terminées, et leur mander que V. M.se proposait d’accréditer incessamment de nouvelles légations.Dans son désir de ne laisser aucun doute sur scs senlimens véri-tables, V. M. m’a ordonné d’enjoindre à ces agens de s’eu rendreles interprètes auprès des divers cabinets. J’ai rempli cct or-dre, en écrivant le 30 Mars aux ambassadeurs, ministres et autresagens, la lettre ci-jointe sous le Mo. 1. Mon conLnte de cettepremière démarche, V. M. a voulu, dans cette circonstance ex-traordinaire, donner à lu manifestation de ses dispositions paci-fiques, un caractère encoie plus authentique et plus solennel; illu) a paru qu’elle ne pouvait en consacrer l'expression avec plus