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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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peut douter si elles sont destinées à des opérations aggressivesoù si elles n’ont d'autre mission que de maintenir dans l’obéis-»sance le Piémont, Gênes et les autres parties du territoire italien,dont les intérêts froissés peuvent faire craindre le -mécontente-ment.

Naples .

Au milieu de cet ébranlement de l’Autriche vers l’Italie , le roide Naples n'a pu rester immobile. Ce prince, don. les alliésavaient précédemment invoqué les secours, dont ils avaient re-connu la légitimité et garanti l’existence, n’a pas pu ignorer queleur politique, modifiée depuis par des circonstances différentes,aurait mis son trône en-danger si, trop habile pour s’abandonnerà leurs promesses, il n’avait su s'affermir sur de meilleurs fonde-mens. La prudence lui a prescrit de faire quelques pas enavant pour observer les événemens de plus près, et le besoin decouvrir son royaume l’a obligé de prendre des positions militairesdans les états romains.

Prusse.

Les mouvemens de la Prusse n’ont pas moins d’activité : par-tout les cadres se remplissent et se compleltent : les officiersréformés sont obligés de se rendre à leurs corps; pour accélérer'leur marche, on leur accorde la franchise de la poste, et ce sa-crifice, léger en apparence, mais fait par un gouvernement calcu-lateur, n’est pas une faible preuve de l'intérêt qu’il met à la ra-pidité de ses préparatifs.

Sardaigne .

Dès les premiers momens du retour de V. M., un comman-dant de troupes anglaises, de concert avec le gouverneur ducomté de Nice, s’est emparé de la place de Monaco . (PiècesNo. 10 et 11.) D'après les anciens traités, renouvelés par celuide Paris, la France seule a le droit de mettre garnison danscette place: l’époque où cette occupation a eu lieu indique assezque le commandant des troupes anglaises ne s’y est porté que delui-même, et qu’il n’avait pu avoir sur ce point d’instructionspréalables de son gouvernement. La France doit demander sa-tisfaction sur cette affaire aux cours de Londres et de Turin .Elle doit exiger l’évacuation de Monaco et sa remise à une gar-nison française conformément aux traités; mais V. M. jugerasans doute que cette affaire ne peut-être qu’un sujet d’explica-tion, attendu que la détermination du gouverneur sarde et cellesurtout du commandant anglais ont été accidentelles,-et un effetsubit de l'inquiétude occasionnée par des mouvemens extraordi-'naires.

Espagne .

Les nouvelles d’Espagne et une lettre officielle de M. de Laval du 28 Mars, No., 12, apprennent qu’une armée doit se porter sur

Q.