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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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la ligne des Pyrénées . La forcé de cette armée sera nécesaire-nrent subordonnée à la situation intérieure de cette monarchie';et son mouvement ultérieur, aux déterminations des autres états.La France remarquera que ces ordres ont été donnés sur la de-mande de M. le duc et de Mme. la duchesse d’Angoulème .Ainsi en 1815, comme en 1793, ce sont des princes nés Français qui appellent l’étranger sut notre territoire.

Pays-Bas.

Les rassembleinens de troupes de diverses nations qui ont eulieu dans le nouveau royaume des Pays-Bas et les nombreux dé-barquomens de troupes anglaises sont connus de V. M. Un faitparticulier se joint encore aux doutes que ces rassemblemens peu-vent faire naître sur les dispositions du souverain de ce pays. Jeviens d'être informé (Nos. 13 et 141 qu’un convoi de 120 hommeset de 12 officiers, prisonniers français revenant de Russie , a étéarrêté par ses ordres du cùté de Tirlemont . En me réservant deprendre à cet égard des informations exactes et demander au be-soin le redressement d’un tel procédé, je me borne aujourd’huià en rendre compte à V. M., vu la gravité qu’il reçoit de sonrapport avec les autres circonstances qui se développent autourde nous. Sur tous les points de l’Europe à-la-fois, on se dispose,on s’arme, on marche, ou bien on est prêt à marcher.

Et ces grands arméniens, contre qui sont-ils dirigés ? Sire, c’estV. M. que l’on nomme, mais c’est la France que l’on menace.La paix la moins favorable que les puissances aient jamais osévous offrir est celle dont aujourd’hui V. M. se contente. Quellesraisons auraient-elles de ne plus vouloir maintenant ce qu’ellesstipulaient à Chaumont, ce qu’elles ont signé à Paris ? Ce n’estdonc point au monarque, c’est à la nation française c’est à l’in-dépendance du peuple, c’est à tout ce que nous avons de pluscher, à tout ce que nous avons acquis par vingt-cinq années desouffrances et de gloire, à nos libertés, à nos institutions, quedes passions ennemies veulent faire la guerre : une partie de lafamille des Bourbons et quelques hommes, qui depuis long-tempsont cessé d’être Français , cherchent à soulever encore les nationsde l’Allemagne et du Nord, daus l’espoir de rentrer une secondefois par la force des armes sur un sol qui les désavoue et ne veutplus les recevoir. Le même appel a retenti un moment dansquelques contrées du Midi, et c’est à des troupes espagnolesqu’on redemande la couronne de France : c’est une famille rede-venue solitaire et privée qui va implorer ainsi 1 assistance de l’é-tranger. Où sont les fonctionnaires publics, les troupes de ligne,les gardes nationales, les simples habitans qui aient accompagnésa fuite au-delà de nos frontières ! Vouloir rétablir encore unefois les Bourbons, ce serait déclarer la guerre à route la popula-tion française. Lorsque Votre Majesté est entrée à Paris avecune escorte de quelques hommes; lorsque Bordeaux, Toulouse ,Marseille et tout le Midi se dégagent, eu un jour, des pièges