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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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Le prince héréditaire a déclaré à M. le colonel Burke, quela principauté étant rétablie par le traité de Paris dans son en-tière indépendance sous la protection de la France , n’ayantpoint en ce moment de garnison dans la place, il n’a aucunmoyen pour s’y opposer à son occupation ; mais qu’il déclarequ’il n’y consent que comme contraint, et qu’il proteste contretoute induction qu’on voudrait tirer de cette occupation mo-mentanée contre les droits de souveraineté qui lui sont acquissur la place de Monaco .

(Signé) Le duc de Valentinois, prince héré-

ditaire de Monaco .

Burke, colonel et brigadier.

De suite les troupes anglaises sont entrées dans la place, etM. le colonel Burke l’a fait occuper par lesdites troupes.

Pour copie conforme,

Le duc de Valentinois, prince héréditaire de Monaco .

Pour copie conforme,

(Signé) Le prince d’EssuNG.

No. 12.

Lettre de M. de Laval-Montmorency à M. de Vitrolles .

Madrid , 28 Mars.

Je reçois à l’instant, mou cher baron, votre lettre du 23 deBordeaux, portée par un courrier espagnol . Je vous répondsavec la même précipitation par un courrier que l’ambassadeurd’Angleterre se décide à faire partir dans une heure. Vouspardonnerez au manque absolu de teins la brièveté de cettelettre.

J’attends de vos nouvelles de Toulouse avec la plus viveimpatience.

J’ai remis hier au roi catholique une lettre de Madame,que j’avais reçue dans la matinée. Ce prince l’a reçue avecdes sentimens dignes de sa naissance.

Les ordres sont déjà expédiés pour faire marcher sur la lignedes Pyrénées 12,000 hommes. Les généraux ne sont pasnommés. On désigne le capitaine général Castanos pourcommander en chef. C’est très-vraisemblable. _

Au reste ces troupes ne passeront pas les frontières. 11 fautque le roi s’attende à des entraves et à des lenteurs insépara-bles du caractère espagnol , des circonstances où se trouvece pays et de l’épuisement total des finances.

Le courrier du comte de Fernand Nunez apporte des nou-velles excellentes et qui ont produit ici le meilleur efftt.

Vous pouvez, mon cher baron, assurer le roi et Mgr. le ducd’Angoulême que depuis notre raccommodement, que j’ai an-noncé par mes dépêches du 18 et du 21, je suis avec M. deCevallosdatis la meilleure et dans la plus étroite intelligence et