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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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confiance. Ce ministre est dévoué à la cause pour laquellenous voulons vivre et mourir.

De grâce écrivez-moi, instruisez-moi et envoyez-raoi lesordres du roi.

Tout à vous, mon cher baron et noble ami.

Le prince Laval Montmorency.

No. 13.

Extrait d’une lettre écrite à S. E. le ministre de la guerre, parM. le lieutenant-général comte d’Iirlon, commandant la l6edivision militaire.

Lille , 2 Avril, 1815.

J'ai l’honneur de joindre ici, mon prince, la déclarationde trois militaires qui faisaient partie d’un convoi de prison-niers de guerre revenant de Russie . Ce convoi composé de120 sous-officiers et soldats, et de 12 officiers, a été arrêté,près de Tirlemont , et ces militaires déposent que, d’après lesordres du prince d’Orauge, il devait être conduit à Bréda ;qu’à cette nouvelle le convoi s’est divisé, et que ceux qui lecomposaient se sont jetés dans les bois pour chercher à gagnerla France . Ces trois militaires et quatre autres du mêmeconvoi y sont parvenus ; sans doute il en arrivera encored’autres, et, si S. E. l’approuve, j’en écrirai au princed’Orange pour réclamer contre un tel acte de violence contredes militaires français, et pour lui demander que tous ceuxqui composaient ce convoi soient de suite remis à ma dispo-sition.

No. 14.

Déclaration faite par sept prisonniers de guerre français , fai-sant partie d’un convoi venant de Russie .

Trois militaires nommés Flomphe, fourrier au 26 e léger;Maubez, carabinier au même corps; et Melille, sergent decarabiniers, au 29e léger, et quatre autres militaires venant desprisons de Russie , faisant partie d’un transport sous le No. 20,commandé par le capitaine Thuiller du 44e régimeut, ont dé-claré que dans les environs d’Harlem , ils avaient entendu direque, sans doute, ils ne seraient point arrivés en France sansÊtre arrêtés, et qu’effectivement arrivés à Tirlemont au nombrede 120 militaires et 12 officiers, ils avaient été arrêtés et onvoulait tes faire conduire à Bréda par les ordres du princed’Orange ; qu’ils se sont tous divisés alors dans l’intention dese sauver ; qu’il se sont réfugiés dans les bois, où ils ont reçusecours des iiabitans des campagnes, qui leur ont montré lesroutes de traverse et donné du pain ; qu’eufin ils étaient par-