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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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les précautions prises avec une adresse persévérante pourtromper ses habitans et leur cacher tous les événemens.

Voici la proclamation du prince d’Essling. Elle produit leplus grand effet :

Habitans de la 8e division militaire !

Un événement, aussi heureux qu’extraordinaire, nous arendu le souverain que nous avions .choisi, le grand Napoléon.

Ce doit être un jour de fête pour tons les Français .

Il est remonté sur son trône sans qu'il y ait une goutte desang répandu.

Il est revenu au sein d’une famille qui le chérit.

Français ! il n’y a pas une ville dans l’empire où il n’y aitun monument qui atteste ses bienfaits.

Bénissons le ciel qui nous l’a redonné.

Le militaire revoit en lui le héros *qui l’a constamment con-duit à la victoire.

Les sciences et les arts retrouvent leur protecteur.

Faisons des vœux pour la conservation de ses jours et de sadynastie.

Vive l'empereur !

Toulon , le 10 Avril, 1815.

Le maréchal d’empire, duc de Rivoli, gouverneur de la 8e di-vision militaire,

(Signé) Le prince d’EssuNG.

Paris , le 17 Avril.

Par décret de ce jour, M. le lieutenant-général comteGrouchy a été nommé maréchal de France.

Lettre du lieutenant-général comte Grouchy à l’Empereur.

Au quartier-général à Avignon , le13 Avril, à deux heures après midi.

Suie,

J’ai l’honneur d’annoncer à votre, majesté que la ville deMarseille a arboré la cocarde nationale hier matin ; et qu’ainsile drapeau tricolore flotte sur tout le territoire de l’etnpire.

Notre avant-garde est en marche d’Orgon sur Aix . Jecrois devoir arrêter son mouvement, et je me concerte arec lemaréchal prince d’Essling sur ce qu’il convient de faire main-tenant pour l’affermissement de la tranquillité publique. Jeme rends en conséquence à Marseille , où je prie votre majestéde m’adresser ses ordres. Si j’ai été assez heureux, Sire,pour justifier la confiance dont vous m’avez honoré, en medestinant à étouffer dans leur germe les troubles civils duMidi, daignez croire que la récompense que j’ambitionne le