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animé. Il déclarait à toute occasion qu’il n’en voulait pas auxFrançais , qu’il méprisait les Bourbons, que c’était une race dé-générée, mais qu’il ne consentirait pas à ce que l’empereur Na-poléon régnât sur la France , que sun honneur y était engagé.
On raconte que tenant ce propos dans une société, Mme. Ba-gratiou, qui était connue par l’inimitié qu’elle portait à l’empe-reur Napoléon dans le teins de sa grandeur, mais qui depuis abien changé et est devenue un des panégyristes de ce grand-homme, profitant du droit de tout dire qu elle s’est arrogé dansle monde, avait répondu à l’empereur Alexandre : Mais, Sire, sivous considérez ceci comnae une affaire d’homieur avec Napo-léon , que ne lui envoyez-vous un cartel ? Du caractère qu'il amontré, je ne douterais pas qu’il ne s’y rendit, et vous n'auriezpas besoin de mettre de nouveau en marche contre la France - desarmées de 100,000 hommes, 10,000 cosaques et des trains im-menses d’artillerie.
La princesse d’Esterhazi,et beaucoup d’autres dames qui étaient•dans la société, applaudirent. Les gens sensés à Vienne trouventen effet ridicule de faire marcher tant d’hommes armés quand ondéclaré qu’on n’eu veut qu’à un seul; ces préparatifs même sem-blent élever au-dessus de l'humanité l’homme qu’on veut attaquer.
Dans plusieurs maisons de banque, j’ai enfenu dire: L’empe-reur Napoléon est revenu ; tant mieux ! Celui-là sait gouverneret a véritablement en vue de soutenir les intérêts des peuples.
Il avait été d’abord question d’arrêter le prince Eugène et del'envoyer dans la forteresse de Comorn ; mais l’empereur de•Russie s’y est opposé. On lui a demandé sa parole qu’il neservirait pas du moins l’empereur Napoléon ; il s’y est refusé avecindignation, et il a été décidé qu'il resterait pendant les évéae-meus dans le château de Bayrenth.
On raconte que lord Stewart, l’un des ministres d’Angleterre,à la nouvelle de l’arrivée de l’empereur Napoléon à Paris , enten-dant discuter s’il avait eu le droit de violer le traité du II Avril,avait dit que puisqu’on parlait de droits, l’empereur Napoléonles avait tous; qu’on n’avait tenu aucun engagement envers lui«ri sa famille ; qu’il en avait fait dix fois l’observation ; que celan’avair servi; à rien; que cependant, en fait de justice, il n'ysavait qu’une balance.
En général, les âmes généreuses, dans toute l’Allemagne , sesont révoltées contre cette déclaration (lu congrès, du 13 Mars,cpion a répandue partout avec profusion. On a trouvé égale-ment misérable cette distinction qu’on veut faire entre la France et l’empereur Napoléon; et la réponse de Mme. Bagration, qui■circule dans toute l’Allemagne , est généralement approuvée.
La contenance de la cour de Vienne est plus froide.
Un M. de Montron qui s'est échappé de Paris pour porter despapiers iniportans au prince de Bénévent n’a pas pu s'empêcher,
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