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ainsi que M. le comte de Vincent, ambassadeur d’Autriche àParis, et M. de Bombelles , de déclarer que c’était une grandeerreur de croire que l’empereur Napoléon se trouvait enfermédans les Tuileries ; qu'il était constant que la France en niasseétait pour lui, et ne voulait (pie lui, et (pie des millions d’hommesavaient le bras levé pour soutenir leur indépendance et l’hommede leur choix.
A cela on opposait des espérances de guerre civile dans laVendée , car on ne voulait pas croire que M. le duc de Bourbonse fût embarqué; du côté de Toulon et de Marseille , on comp-tait beaucoup sur M. de la Tour-du-Pin, qui s’était rendu deVienne à Marseille ; mais les gens de bon sens pariaient qu’à sonarrivée, il trouverait Napoléon établi partout.
En Prusse comme en Allemagne,il y a beaucoup d'idées géné-reuses. On y désire une constitution libérale et solide, et cesimmenses préparatifs de guerre qui ne s’adressent qu’à un seulhomme paraissent absurdes. Cela achève de tuer dans l’opinionle congrès, qui s’était déconsidéré aux yeux des peuples par lesscènes ridicules qui s’y sont passées depuis un an.
Les Polonais étaient dans la plus vive indignation. On avaitlevé une forte armée polonaise composée de patriotes, en lesflattant de l’espoir de relever la Pologne ; niais cette espéranceavait été bientôt deçue.
Un émigré français se trouvant dans une société et entendantparler du mépris de l’empereur de Russie pour les Bourbons,avait dit; Que voulez-vous donc, si vous ne voulez ni du sou-verain légitime ni de l’autre 1 voulez-vous que l'anarchie règneen France ? ou bien est-il vrai que vous voulez imposer à laFrance le prince royal de Suède pour rétablir en Suede votreneveu? Du moment qu’il ne s'agira plus des Bourbon», personnene pensera plus à contester les droits, ni les titres de Napoléon ;moi-même .je me déciderai alors pour l’empereur, et toute l’an-cienne noblesse partage cette manière de voir. Si vous ne vou-lez pas soutenir les Bourbons, laissez au moins la France tran-quille !
Cette conversation qui a eu lieu la veille de mon départ, ren-dait beaucoup plus circonspects les faiseurs d’incartades et lesdiseurs de vaines déclamations.
' Les Anglais qui sont à Vienne, et dont un grand nombre a étéà l’Isle de FËlbe, sont en général, dans la société, très-favorablesà l’empereur Napoléon . Ils se récrient avec indignation contreles prétentions des Bourbons sur la légitimité. En ce cas, di-sent-ils, les Stuarls sont donc nos maîtres légitimes !
Du reste, on avait à V ienne des idées fausses sur la France .Qn ne supposait pas à l’empereur plus de 100,000 hommes etde 20,000 chevaux. On ne contestait pas l’attachement des-anciens soldats qui l’ont vu sur le champ de bataille ; mais oa