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duc d'Angoulétne, continuât d’être perçue au profit du trésorimpérial.
J’ai appelé à Toulon le maréchal-de-camp Eberlé pourprendre le commandement de cette place en remplacement deM- Lardenoy.
J'aurai l’honneur d’adresser à Votre Majesté le tableau pré-sentant les changemens qui auront eu lieu dans l’administra-tion.
L’habitude que j’ai du pays me met à même de ne fairqqu’un choix d’hommes bien famés et dévoués à V. RI. Je lasupplierai d’y donner son approbation.
J’ai cru, Sire, ne pas devoir me rendre de suite à Paris ,comme m’y autorise S. Exc. le ministre de la guerre, ma pré-sence étant encore nécessaire dans la 8e division, pour y con-solider l’heureux changement qui vient d’arriver.
Le ministre m’y laissait l’initiative d’y aller moi-même, oud’y envoyer le comte Miollis, je ne puis dissimuler à V. M.combien j’ambitionne l’honneur de la revoir, pour l’assurer demon dévouement sans bornes.
Je suis avec un profond respect,
Sire,
De Votre Majesté,
Le très-fidèle et très-dévoué serviteur,
Le maréchaj duc de Rivoli, lieutenant-général del’empereur dans les 8e et 23e divisions militaires,(Signé) Le prince d’Essling.
20 Avril, 1815.
Nous avons pensé que nos lecteurs accueilleraient avec in-térêt une notice succincte sur les discussions du gouvernementdu comte de Lille avec Rome.
Le dernier gouvernement avait jugé convenable de fairerevenir le Saint-Siège sur les dispositions du concordat. Lemotif qu’il mit en avant fut la nécessité d’augmenter le nom-bre des diocèses, qui lui paraissait insuffisant, et de rétablirdans leurs fonctions d’anciens titulaires qui étaient encore dé-possédés.
Deux partis différens pouvaient conduire à ce but, et ce futsur le choix à faire entre l’un ou l’autre que s’ouvrirent desdiscussions entre l’ancien gouvernement et la cour de Rome.
Le Saint-Siège désirait que l’on se bornât à lui indiquerceux des diocèses supprimés dont on demandait le rétablisse-ment. R était disposé à y consentir: cette augmentation nedétruisait pas le concordat; elle permettait de remettre es